Le « grand Satan » se lance dans la « salsa du démon  » ! Stop ou encore ?

Il semblait qu’il avait laissé un délai allant jusqu’à deux semaines à l’Iran pour qu’il renonce à son programme nucléaire militaire. Que nenni. Le président des Etats-Unis, en quittant de façon inhabituelle et précipitée son golf samedi pour rentrer à la Maison blanche, à Washington, a, une fois encore, trompé tout son monde. Et très bien préparé son…coup, (bon ou mauvais, l’histoire le dira) tenu secret jusque dans les dernières minutes (seul le Premier ministre à Tel-Aviv ayant été prévenu de l’imminence de frappes) Et la planète entière avec sa décision de bombarder les trois sites principaux de l’enrichissement d’uranium à Fordo, Natanz et la ville antique d’Ispahan. Un triptyque malfaisant de la mort annoncée ! En utilisant notamment l’arme soi-disante fatale, deux méga bombes lancées sur le bunker souterrain dit imprenable de Fordo. Les images ne nous étant pas parvenues (le régime des mollahs n’étant pas des plus transparents en terme de communication, un doux euphémisme) il faudrait donc croire sur parole que l’opération menée aussi par le moyen de missiles de croisière lancés à partir de sous-marins et navires de guerre de l’US Army, sur les deux autres villes a été une « réussite exceptionnelle » selon la version originale lancée par Donald Trump. Plus fanfaron que jamais. « Pour l’Iran, ce sera la paix ou la tragédie ».

Celui qui est à la tête du « Grand satan » en version Téhéran depuis plus de quarante-cinq ans s’est donc lancé dans une « salsa du démon » pendant la nuit de la fête de la musique, heure française. Pour un remake du « Jour du plus long », de la…Saint-Jean, une bien curieuse coïncidence avec l’héroïsme des soldats américains un certain 6 juin 1944 débarquant en Normandie pour libérer le France du joug nazi.

C’est un tout autre joug totalitaire et sanguinaire depuis l’avènement de l’ayatollah Khomeiny que le duo « infernal » Trump-Netanyahou essaie d’abattre. Y parviendra-t-il dans des délais raisonnables ? Rien n’est moins sûr et la population de plusieurs villes israéliennes dont la capitale, Tel Aviv, gravement touchées par des frappes puissantes de représailles, a déjà trinqué sévèrement. Avec des dégâts conséquents et impressionnants que la télévision de l’Etat hébreu n’a pas cachée, elle, à l’échelle mondiale, même si le bilan en pertes humaines semble heureusement très léger. De façon assez incroyable d’ailleurs…vu les images !

Et aussi incroyable que cela puisse être, faut-il pour autant crier à la victoire après cette entrée en guerre des Etats-Unis ? Je crois répondre hélas par la négative. En dépit du peu d’amour que l’on puisse porter aux « barbus sataniques » iraniens.

Peu importe, une fois encore, que celui qui se voyait en homme de paix et avide de voir son mandat être honoré d’un prix Nobel, ait une fois encore trompé une partie de son électorat, la plus extrémiste, hostile à tout interventionnisme guerrier à l’extérieur de son territoire. Même si, bien sûr, le droit de se défendre d’Israël ne peut être remis en cause d’aucune façon. Surtout depuis la tragédie du 7 octobre 2023. Il n’en demeure pas moins que la politique va-t-en-guerre des dirigeants israéliens, pour beaucoup fanatisés jusqu’à l’extrême, n’est pas plus tolérable et fait peser de très lourdes menaces sur toute la région du Moyen-Orient. Jusqu’où aussi s’arrêtera la résistance armée de l’Iran dont les missiles plus sophistiqués qu’attendus vont aussi peser sur l’issue de cette guerre aux conséquences encore impossibles à déchiffrer ! Il n’y a pas de limite dans cet engrenage infernal. Alors qu’en milieu de matinée, la voix de l’Europe ne s’était toujours pas faite entendre ! Un vieux continent et ses dirigeants dont se foutent totalement le maître de la Maison blanche et son allié si complice, heureux de « cette décision audacieuse, ce qu’aucun pays du monde n’aurait pu faire. L’histoire retiendra que le président Trump, selon « Bibi » (le surnom du chef de gouvernement israélien) a agi pour priver le régime le plus sanguinaire et dangereux de la planète, de l’arme nucléaire ». On aimerait bien le croire. Le doute est hélas permis !

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