L’affaire, quand elle avait été lancée en septembre 2023, n’avait pas fait grand bruit à l’époque ! Une tempête dans un verre d’eau , pourrait-on presque même ajouter surtout que l’on se situe en bord de mer. Les médias ne s’y étaient guère intéressés. Comme c’est curieux, un an et demi plus tard, le ballon rebondit salement dans les pieds du maire du Havre, Edouard Philippe, très probable candidat à la présidentielle de 2023, c’est un pur hasard du calendrier, avec le dépôt d’une seconde plainte déposée par la même plaignante, vendredi à Paris, son ancienne directrice adjointe de l’agglo du Havre, dont le contrat de travail (un CDD) n’avait pas été renouvelé. Trois mois plus tard après son éviction, elle faisait appel à la justice pour se déclarer comme « lanceuse d’alerte » suite à des faits survenus en juillet 2020, liés à la signature d’un contrat passé entre la collectivité à travers « La cité numérique » et une association locale aujourd’hui disparue « LH French-Tech », alors présidée par l’adjointe havraise chargée de l’innovation. Qui elle aussi se retrouve aujourd’hui avec la directrice générale des services de la collectivité territoriale dans l’oeil du cyclone de la justice, même si encore aujourd’hui on ne peut parler de vraie tempête ! Et pour cause. C’est bien connu que la justice est souvent lente, d’où le dépôt d’une seconde, la première n’ayant pas suffit, au grand regret de son avocat qui parlait hier « d’une impression que l’affaire n’avançait pas comme il le souhaitait », tout comme la « victime », (la vengeance d’une ex-collaboratrice ? ) qui malgré le fait qu’elle ait retrouvé des activités professionnelles « ailleurs » depuis, déclarait encore subir les conséquences de son départ forcé et de son alerte. « Je n’ai pourtant fait que mon devoir » dit-elle. Tous deux peuvent être rassurés, la seconde salve qui ne vient ni de l’Iran, et pas davantage de l’état hébreux, qui auraient signé un cessez-le feu très provisoire de quelques heures (très rapidement rompu) a porté ses fruits et se retrouve « bien » reprise depuis hier lundi par les médias nationaux. La machine s’emballe et les gros titres plus ronflants les uns que les autres font leur apparition, telles les vagues sur le front de mer et les digues de la cité portuaire. Pas encore des déferlantes, mais tout de même suffisamment assez conséquentes avec la décision du Parquet national financier (le PNF) de se saisir du dossier et de soupçonner leur « nouveau client » l’ancien locataire de Matignon de « favoritisme, détournement de bien, harcèlement moral et concussion ». La barque est bien chargée comme pour sa collaboratrice et l’élue. Cette ombre portée sur le candidat aux municipales de l’année prochaine, puis sur la présidentielle de 2027, n’est évidemment pas un hasard de possible calendrier judiciaire ! C’est fou ce que le PNF porte une prédilection toute particulière à nos chers élus sur lesquels le vent du soupçon (tournant toujours autour de l’abus social, un fourre-tout très pratique) souffle régulièrement, surtout lorsque la…bise électorale fût venue. Jamais très agréable et dont les effets peuvent être délétères. L’histoire récente est là pour en témoigner. La bombe peut aussi se transformer en un simple pétard mouillé !
Ca tombe de toute façon néanmoins mal pour le « Doudou » havrais qui, samedi, réunit son association « Les amis du maire » aux « Jardins suspendus » sur les hauteurs de la cité havraise. La fête risque d’être un peu gâchée. Le décor y est pourtant magnifique avec vue panoramique sur la mer avec barbecue et « coups à boire » en prime. C’est toujours plus sympa que les coups à prendre. Le double « Horizons » électoral n’est pour autant pas encore bouché, même si de vilains nuages peuvent être en approche au dessus de la tête et des hautes épaules du président du parti « Horizons » qui répondait ces dernières heures en ces termes à son accusatrice: « La plaignante poursuit sa triste vendetta ».
La cité portuaire havraise n’étant pas encore jumelée avec son homologue israélienne, Eilat ou Haïfa, sous le poids des missiles iraniens, on ne réclamera pas encore un cessez-le-feu arbitré par Donald Trump…Le bon apôtre contrarié de la paix dans le monde n’a pas prévu de débarquer à la Porte-Océane comme invité de dernière heure ! Il a déjà assez affaire avec d’autres conflits armés…