Quel festival ! Digne de la saga cinématographique à succès, tournée non pas elle dans le Sentier, à Paris, un terrain davantage occupé par les habitants et commerçants de confession juive, mais bien à la fois à Matignon mais aussi et surtout en direct mondial sur les trois plateaux de cinéma de Washington, Tel-Aviv et Téhéran, où tour à tour les dirigeants de ces trois pays se sont décernés le succès d’une réussite exceptionnelle » à l’issue de la guerre de 12 jours ayant opposé les trois belligérants. « La vérité si je mens » en version multiple. L’oscar revient de toute évidence au Guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khameni, qui, selon ses dires des plus sérieux, a sous-entendu que le pays des mollahs avait infligé une « gifle » autre titre de ciné avec comme acteurs Sophie Marceau et Lino Ventura, au grand « satan américain ». Et comme dans les émissions naguère sur la scène de l’Empire à Paris, avec l’animateur-fantaisiste, Jacques Martin, le père de « l’Ecole des fans », les gagnants ou plutôt les grands enfants d’une indigne « cour de récréation » sur fond de guerre, tout de même, se sont octroyés les lauriers de la victoire. Et à ce jeu là, Donald Trump, avec ses costumes de Superman et Batman, a montré toute l’étendue de son talent de super menteur satisfait de sa grande personne. Il espère toujours son prix Nobel de la paix ! Un grand moment de téléréalité ! Chapeau messieurs…
A un degré certes bien moindre et surtout moins belliqueux, le Premier ministre continue lui de jouer la montre. Et pourtant il ne s’est pas encore exilé en Suisse, pays de l’horlogerie et des belles montres. Donnant rendez-vous à l’automne prochain, même si l’accord de…paix entre le MEDEF et les organisations syndicales restant autour de la table du conclave, n’a pas été signé. « Lou Bayrou » n’en désespère pas pour autant. Et même plus, « il s’est dit impressionné par les progrès réalisés ». Rendez-vous a été pris à l’automne où il présentera un texte de compromis devant le parlement. La CFDT s’est elle aussi félicitée que certaines de ses revendications, notamment plusieurs mesures concernant la retraite des femmes mères de famille, aient été actées par le chef du gouvernement.
« Le patron des patrons » Patrick Martin, en marge de ce conclave, n’a pas hésité à faire un parallèle avec la sombre actualité internationale. « Celle-ci nous a rappelé que le sujet des retraites était certes important mais tout de même relatif par rapport à la guerre ». Il ne parlait pas bien sûr de la sienne contre les organisations syndicales en faisant « capoter » le traité sur les retraites. Il n’a pas été jusqu’à proposer à ses « amis » syndicalistes autres que patronaux, à voir avec Téhéran pour connaître l’âge du taux plein en Iran !
« C’est de l’enfumage » a pesté de son côté le Parti socialiste qui a réaffirmé sa volonté inébranlable de déposer une motion de censure pour faire chuter le gouvernement. Sans la moindre chance de réussite, compte tenu de la position du Rassemblement national, pour qui « voter la censure ne fera pas baisser l’âge de la retraite ». Lui aussi donne rendez-vous au gouvernement à l’automne pour l’examen du budget. Il ne saura pourtant pas d’ici là si la cheftaine Marine le Pen peut concourir à la course de chevaux à l’hippodrome de l’Elysée. Où le fondateur d’un nouveau parti, « La France humaniste » Dominique de Villepin, l’ancien Premier ministre du Grand Jacques (Chirac) espère bien monter. Il ne fait pourtant…pas parti a priori, des meilleures écuries au départ, même si sa cote de popularité médiatique est loin d’être nulle. Surtout au niveau de son pouvoir de prendre des voix aux jockeys, casaques de droite et du centre. Un trop-plein dont les effets pourraient être désastreux et favoriser haut la main une finale Le Pen ou Bardella contre Mélenchon, la pire des hypothèses ! Cauchemardesque…