Ah la bonne blague !

A chacun sa bonne blague. A distance. De la Savoie à la ville capitale. Ce ne sont pourtant pas les chausse-trappes qui manquent en cette prochaine semaine arrivant où une nouvelle motion de censure va être déposée par le Parti socialiste. Qui, comme un seul homme ou femme, ou presque, l’ancien président François Hollande en tête, va tenter de faire chuter le gouvernement. C’est aussi vrai que le premier secrétaire du PS Olivier Faure, passée sa réélection ric-rac, où il se devait de ne ne pas trop passer pour un supplétif craintif de la France insoumise, n’a plus de raison objective de faire preuve d’indépendance par rapport à LFI. Quel magnifique courage et respect d’une moitié de son électorat ayant voté pour son opposant, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, et ses lieutenants, dont le député de l’Eure, le seul à avoir échappé au tsunami du RN, lors de la dissolution, Philippe Brun. Ce dernier s’étant peut-être consolé avec le titre de nouveau secrétaire du PS dans le département normand, du côté d’Evreux. Plus facile il est vrai à capter!

Toujours est-il que le Premier ministre se trouvait d’humeur badine lors de son récent déplacement olympique en Savoie, où il s’est fait présenté l’événement futur devant un parterre de personnalités impliquées par la tenue des JO d’hiver « mer et montagne », dont bien sûr l’ex-chef du gouvernement éphémère, Michel Barnier, mis à l’honneur par son successeur sur le ton de la blague: « Je regarde tous ces organisateurs réunis et leur parrain, à ne pas prendre au sens mafieux. Encore que vous eussiez fait un parrain de mafia très présentable, Monsieur le Premier ministre ». Reste à savoir si cette pointe humoristique a été prise comme telle par l’intéressé ? Il n’est pas prévu que l’ancien commissaire européen fasse pour autant un remake du film américain « Le Parrain » de Francis Ford Coppola dans le rôle du gangster Don Vito Corléone, joué en 1972 par Marlon Brando !

A Paris, hier samedi, l’un des nombreux postulants au collier de président de la République à gauche (ils sont tout autant à droite et au centre) ils doivent être déjà 17 ou 18 aujourd’hui à prétendre au titre suprême, le député de la Somme, François Ruffin, a commencé son Tour de France de la présidentielle, en officialisant la création de son nouveau parti, l’élargissant non plus aux contours de la Picardie, bien de la France. Son nom: « Debout » bien dans l’esprit de son auteur. Il ne pouvait tout de même pas reprendre celui d’un autre candidat putatif, Nicolas Dupont-Aignan, éternel prétendant sous la bannière « Debout la France » pas vraiment sur la même ligne politique, puisque allié naguère du Rassemblement national !

François Ruffin qui n’est pas du même bord politique que « Lou Bayrou » (ça se saurait) le plaisantin du Béarn, s’est plu à reprendre une expression chère justement au maire de Pau, en version « bâbord toute » : « C’est l’Everest en tongs que l’on va devoir monter à plusieurs reprises pour parvenir à faire gagner la gauche. Je serai candidat à la primaire devant se dérouler chez nous. Il ne s’agit pas d’aligner les candidatures à gauche » s’est-il encore exprimé. Un bel espoir contrarié par la position notamment défendue par Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, opposés à cette hypothèse ! C’est beau toutefois d’y croire…

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