Deux camouflets pour le prix d’un…et un si grand vide !

La bataille « apéritive » pour la prise de l’Hôtel de ville de Paris a pris hier une tournure pas vraiment favorable pour les deux principales ennemies intimes du Conseil de Paris. En l’occurrence la maire bientôt partante, Anne Hidalgo et son opposante numéro un, la ministre de la Culture, Rachida Dati. Toutes deux ont reçu un camouflet sévère. La première en se voyant désavouée avec l’échec de son poulain désigné, le très peu connu Rémi Féraud, battu lors de la primaire disputée en interne, par son concurrent, ex-premier adjoint, Emmanuel Grégoire, devenu persona non grata, et député lors du vote consécutif à la dissolution, vainqueur sur le score de 53% des suffrages contre 44,3 % à son rival, dont l’absence quasi totale de notoriété a pesé d’un d’un grand poids. Dans un scrutin qui n’a pas mobilisé les foules de militants à la rose encartés puisque seulement 1534 votants se sont exprimés sur les 3000 inscrits de la fédération du PS. Cet écart certes significatif mais pas écrasant ne va pas vraiment favoriser des rapprochements pour le véritable scrutin municipal prévu en mars prochain. Le Parti socialiste de la capitale, comme au niveau national, est on ne peut plus divisé. Et la voix de la maire sortante qui ne se représente pas, n’a porté que de façon modérée. Un nouveau désavoeu pour « Notre-Drame de Paris » dont la fin de règne va être très longue !

Sa grande rivale parisienne, en lice et motivée pour la remplacer, n’a guère été plus heureuse puisque son texte sur la réforme de l’audiovisuel public qu’elle défendait à titre vraiment personnel n’a même pas été jusqu’au vote final puisqu’il a été rejeté préalablement avant discussion par une assemblée plus restreinte que jamais en terme de députés présents. Une sale et regrettable habitude prise notamment par nombre de parlementaires du bloc central, une fois encore aux abonnés absents. Une attitude « foutage de gueule » qui ne cesse de se répéter. Et la canicule au sein de cette assemblée ne semble pas être la véritable cause de ce manquement grave à une « certaine » solidarité gouvernementale. Qui s’étiole de plus en plus, laissant la part belle aux élus du Nouveau front populaire, la France insoumise en tête, se payer des victoires faciles mais symboliques avec ce texte préalable rejeté par 94 voix dont 16 RN en soutien à la gauche et l’extrême-gauche contre 38 alors que le Sénat s’était déclaré favorable à une réforme combattue essentiellement par les syndicats de l’audiovisuel (en grève jeudi chez les journalistes de Radio-France, fer de lance du combat contre la ministre). Mais ils sont où, mais ils sont où ces députés dépités de Renaissance, Horizons et du Modem ? Ils avaient certainement leurs chaleurs, même lorsque le mercure n’atteint pas ces températures records. Qui affolent les compteurs et suscitent une Une « catastrophe » d’un quotidien national…d’aujourd’hui !: « Canicule: ça tourne au supplice » Il ne faut pas non plus trop exagérer…

Des journalistes, parlons-en encore et toujours à propos de l’incarcération déjà éloignée dans le temps, puis de sa condamnation à 7 ans de prison et déclaré coupable « d’apologie du terrorisme » d’un reporter collaborateur du magazine orienté plutôt à gauche « So foot » qui en déplacement professionnel à Tizi Ouzou, en Kabylie. Christophe Gleize, il y a un an, avait eu le malheur et le crime de s’entretenir avec plusieurs de ses collègues journalistes et dirigeants du football algérien, dont des opposants au régime autocrate d’Alger. Pas un mot hier dans la « bible » des sportifs, le quotidien « l’Equipe » et d’une façon générale dans la presse de gauche où l’on ne parle pas de ce qui fâche à savoir du si démocrate régime algérien décidément très enclin à faire croupir dans ses geôles des ressortissants français ! Avec là encore un bel exemple récent que cette une interview fleuve du député marseillais LFI, Sébastien Dulogu qui, dans son entretien à un organe de presse « aux ordres  » du pouvoir, n’a même pas évoqué le nom de l’écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, le comble ignoble de l’oubli ! Un oubli hélas trop mal partagé…C’est sans surprise que le détenu de plus de 80 ans et malade a vu, en cette fin de matinée, son appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme être rejeté ! L’affront fait à l’intéressé et à la France continue !

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