Allez chercher un brin de cohérence au sein du parti des Républicains. Leur président, nouvellement élu à une très large majorité des encartés LR contre Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau, n’est même pas en accord avec une majorité de ses anciens amis sénateurs de la Haute-Assemblée, dont il a pourtant présidé le groupe. Le sujet environnemental et notamment le moratoire déposé sur l’éolien et le photovoltaïque ne figure plus en effet dans le texte adopté en commission, après avoir été en plus « passablement » dénaturé! Il y aura donc une seconde lecture prévue la semaine prochaine au Palais du Luxembourg.
Comprenne qui pourra entre les « chefs à plumes décolorées » du Parti des Républicains, très divisé sur l’écologie et le rôle des énergies renouvelables. En témoigne aussi la tribune livrée par le ministre de l’Intérieur au « Figaro » dans laquelle celui qui aspire à présider peut-être la France, avec ses vice-présidents LR, l’eurodéputé François-Xavier Bellamy et Julien Aubert, l’ancien député du Vaucluse, tire à vue sur les parcs éoliens en réclamant que les crédits publics soient stoppés pour ces équipements. Un trio donc pas vraiment en adéquation avec le sentiment porté sur la question par nombreux de leurs collègues parlementaires. Et ce d’autant plus que le Rassemblement national y apporte son grain de sel en se portant au secours des Républicains au gré des votes. Choisis ton camp camarade ! Ce qui fait dire à certaines bonnes langues LR: « il n’arrive déjà pas à adopter une position commune pour conduire notre parti, alors qu’en sera-t-il demain lorsqu’il sera peut-être en situation de gouverner la France » ? Ce n’est pas totalement faux. Les pro et les anti-éoliens, catégorie dont fait partie Bruno Retailleau, s’affrontent de…façon durable sur le sujet. Epidermique au sein de cette formation politique. Et que dire alors du parti Renaissance, normalement moteur du bloc central, qui, par la voix de son président, l’ancien Premier ministre, Gabriel Attal, dénonce…vertement un « contre-sens historique et scientifique incompréhensible, d’autant mal venu et inquiétant alors que nous subissons une vague de chaleur inédite ». Tout est aussi bon lorsqu’il s’agit de cogner un peu, beaucoup, passionnément et aussi avec une belle chaleur sur un éventuel concurrent au scrutin de 2027 ! C’est sûr que les pales des éoliennes seront d’un renfort des plus conséquents pour rafraîchir l’atmosphère de nos compatriotes, étouffés par la canicule, ces jours derniers, même s’il est tout aussi vrai que la position du patron de Beauvau, possiblement en compétition future avec « »Gaby », tombe mal alors que nous sortons d’une longue et dure période de température très élevée, comme l’ambiance surchauffée chez nos parlementaires.
L’annonce et surtout la punition de nos deux ressortissants inculpés d’espionnage en faveur du Mossad, (les services secrets israéliens) et de tentative de renverser le pouvoir, ce qui peut valoir une peine de mort exécutive aux deux intéressés, Cécile Kohler et Jacques Paris, venant après déjà plus trois ans de détention dans les conditions les plus extrêmes dans la prison politique de Téhéran, sont loin de constituer des gages de rapprochement et d’apaisement entre l’Iran des mollahs dont la répression s’annonce sévère sur son peuple asservi et la France. Et pourtant on ne peut pas dire que l’état français se soit montré le plus vindicatif dans cette guerre des 12 jours au Proche-Orient à l’égard du régime tyrannique du pays de 90 millions d’habitants. Il est bien payé en retour avec ce jugement inique pour nos deux otages qui, en mai 2022, visitaient le pays en touristes. Une fois encore la diplomatie du Quai d’Orsay et de l’exécutif se noie à gros bouillons dans son exigence répétée après bien d’autres, la plus symbolique étant bien sûr la libération de l’écrivain Boualem Sansal, toujours retenu dans les geôles guère plus hospitalières par le régime algérienne. Ca fait quand même beaucoup. La barque commence à être très et trop lourdement chargée. Et on en a bien marre de ces coups de menton inaudibles du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans le moindre résultat pour obtenir la libération de nos captifs dont la vie est sérieusement menacée. Pour des raisons différentes. Faut-il répéter que des représailles fortes sont exigibles vis à vis tout particulièrement du régime algérien…Et il y en a un certain nombre bien applicables, mais non appliquées…La main de nos gouvernements tremble de façon grossière. Pas celle de leurs bourreaux hélas !