Une sèche opération recadrage et le saisonnier scandale des grèves estivales paralysantes !

L’été sera chaud, l’été sera chaud ! Il le sera aussi au sein du gouvernement qui, hier, a été traversé par une tornade non climatique celle-là. Avec un recadrage sans la moindre ambiguïté du président de la République, qui, en déplacement en province, a tapé du poing sur la table. Et remis à sa place à la fois son Premier ministre, François Bayrou, appelé à « diriger son gouvernement » (cela ne serait-il pas le cas ?) et ses ministres dont celui d’Etat chargé de l’Intérieur, le plus visé dans l’affaire, à faire preuve de discipline dans leur parole. « Chaque ministre, a-t-il tonné, se doit de s’occuper de ses affaires pour lesquelles il a été nommé ». Et là il ne s’agissait pas d’une simple cacophonie entre « éminences » mais bien de divergences notables étalées publiquement au grand jour. Voire d’une attaque ad nominem lorsque la ministre à la Transition écologique, Agnès Panier-Runacher, s’est permise de s’en prendre à son collègue de la place Beauvau en des termes peu acceptables venant surtout de la part de cette ministre dont le bilan à ses différents postes ministériels depuis l’avènement du macronisme ne plaide pourtant pas particulièrement en sa faveur. Elle n’a jamais caché sa préférence à gauche, c’est certes son droit d’appartenir à l’aile la plus à bâbord de son groupe (elle a d’ailleurs sauvé sa peau de députée dans les Hauts-de-France grâce à la France insoumise) … C’est sûr qu’elle ne passera pas ses vacances avec l’ancien sénateur de Vendée, mais de là à l’accuser sur le sujet clivant des énergies renouvelables à faire preuve « d’irresponsabilité » et de populisme » (le gros mot si facile à prononcer lorsqu’il s’agit de s’attaquer à l’extrême-droite, son adversaire prioritaire) il y a peut-être une dimension « extra-ordinaire » et surtout inconcevable, même avec un pseudo semblant de cohésion d’une équipe certes formée selon la volonté de François Bayrou de « poids lourds ».

Rappelé lui aussi à l’ordre par le chef de l’Etat, le chef du gouvernement, répondant en soirée hier jeudi, à un long entretien avec l’un des « dinosaures » de la télévision, Alain Duhamel, salué comme il se doit pour sa longue et belle carrière sur les plateaux télé pour sa dernière prestation télévisée sous son format quotidien sur BFM, ne s’est pas gêné non plus pour rappeler ses ministres à cultiver l’esprit de responsabilité. « Il n’y a qu’une politique de gouvernement: c’est celle que je définis naturellement et collégialement et c’est moi qui tranche. Il n’y a aucune marge pour les jeux et les pièges des uns contre les autres ». Un juste rappel alors que beaucoup trop de ministres se battent comme des chiffonniers sur des dossiers qui ne leur « appartiennent pas » et dont ils n’ont pas la compétence…

Comment aussi ne pas « exploser » devant le nouveau scandale de la prise en otages de dizaines de milliers de vacanciers empêchés de prendre hier leur vol comme aujourd’hui d’ailleurs, sur nombre d’aéroports de notre territoire, dont ceux de la région parisienne, bien sûr. Une pagaille sans nom causée par des syndicats minoritaires et un corps de métier des aiguilleurs du ciel tout aussi restreint en effectifs. Il a suffi de moins de trois cents grévistes pour perturber salement le trafic (un millier de vols ont été supprimés hier et autant ce vendredi) en ces premiers jours de vacances (la date est toujours bien choisie par ces professionnels de la grève) en colère contre la « toxicité » de gestion de leurs directions. lls n’ont pas supporté, entre autres, leur obligation de pointer de leur présence dans les tours de contrôle après qu’un accident ait failli tourné au drame il y a deux ans à Bordeaux, où l’on s’était rendu compte après coup que la moitié des exécutants manquaient à l’appel ce jour-là ! Sans parler bien sûr du « marronnier » des revendications salariales. Et pourtant comme tant d’autres de leurs camarades, ceux de la SNCF par exemple, ils ne sont pas les plus malheureux. Cela ne les empêche pas « d’emmerder » à période régulière et forcément bien choisie, le trafic national et au-delà international. Mais de ça, ils n’en ont que faire tous ces privilégiés aux fortes responsabilités pourtant dans la sécurité des passagers…Encore des irresponsables peu sensibles au fait de paralyser le trafic normal de millions de passagers pour des raisons très discutables !

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