L’actualité nous offre souvent de grands décalages ! La preuve hier mardi où « Emmanuel II » commençait sa visite d’Etat de trois jours sur le sol britannique, répondant ainsi à l’invitation du plus francophile des souverains anglais, avec qui il s’entend très bien, le roi Charles III. Un déplacement hautement symbolique et la toute première visite d’un chef d’Etat de l’hexagone depuis l’avènement du Brexit ! Le faste de la couronne accompagnait bien sûr cette sortie mêlant à la fois protocole et réunions de travail tant avec le successeur d’Elizabeth II, qu’avec le nouveau Premier ministre anglais, avec qui les relations, semble-t-il, passent mieux qu’avec ses prédécesseurs. L’aspect glamour avait tout aussi sa place de choix avec la présence des deux first ladies (si j’ose dire) « Birgit » et la reine d’Angleterre, sans oublier bien sûr la présence très remarquée de Kate Middleton, la princesse de Galles et d’une personnalité de la délégation française, toujours au top de l’élégance, notre ministre de la Culture, Rachida Dati. La première, au dîner de gala, vêtue d’un tailleur-jupe longue rose blush, griffée Christian Dior et la seconde portant une veste-redingote noire, attachée par des gros boutons-bijoux, signée Louis Vuitton, un pantalon à pinces sobre et toujours de la même couleur laissant tout de même apparaître des escarpins aux talons vertigineux. C’est ça l’élégance à la française.
Son collègue de l’Intérieur, si j’ose aussi m’exprimer ainsi…de Rachida, Bruno Retailleau était plus sobre du côté de Marseille, pour un tout autre déplacement, plus politique, celui-là, du côté de Marseille, en proie à l’incendie déjà de plus de 700 hectares rongeant les portes de la cité phocéenne. Une actualité hélas plus brûlante! Le plus à même très probablement pour s’enquérir de la santé de deux de ses « proches supporters » déclarés, les députés marseillais de la France insoumise, Manuel Bompard et Sébastien Delogu, qu’il avait probablement croisés dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale quelques heures plus tôt. On est soulagés…Ouf ! Ca aurait été vraiment un manque de chance qu’ils soient cernés par le feu sur leur territoire électoral, où ils ne se montrent pas si souvent, si ce n’est pour défiler aux côtés des leurs ! Qu’ils retrouvent plus souvent à Paris, d’ailleurs.
La capitale, parlons-en d’ailleurs, même si l’info a été quelque peu éclipsée par l’actualité brûlante puisque l’Assemblée nationale, après des échecs devant les sénateurs (à forte majorité républicaine et hostile à cette modification) puis de la commission technique paritaire, a finalement adopté la réforme de la loi PLM ( Paris-Lyon-Marseille). Le texte a donc vu le jour (encore provisoirement) grâce à un vote favorable d’une partie du bloc central (Ensemble et Horizons) rejoints par une partie des élus du Rassemblement national et de la France insoumise, pour un vote acquis de 103 voix contre 24. Voilà un scrutin qui ne va pas arranger le climat surchauffé lui aussi au sein même du Nouveau front populaire entre surtout le Parti socialiste et ses alliés. Les « Roses » sont franchement opposés à l’idée d’un changement du mode de scrutin municipal dès l’année prochaine. On se demande bien pourquoi ? Ah si peut-être, ce n’est pas étranger au fait que le PS détient encore les municipalités de Paris et Marseille et les « verts » la cité et la métropole lyonnaise. Pourquoi changerait-on un mode de scrutin plutôt avantageux pour son camp ? Quelles vilaines pensées…L’espoir reste entretenu au Parti socialiste, le dernier mot revenant au Conseil constitutionnel où ils n’ont pas que des « ennemis » qui aura à se prononcer à la rentrée.
Jordan Bardella, qui, ce mercredi matin, en annonçant une nouvelle perquisition au siège du RN, liée à une nouvelle affaire avec le parlement européen, criait à un « acharnement judiciaire ». Partagerait-il lui aussi une quelconque mauvaise pensée ? Chaud, chaud le climat…