Il y aura bien des élections législatives d’ici à quelques semaines. Ainsi en a décidé, non pas le chef de l’Etat qui n’a pas l’intention à brève échéance de se lancer dans une seconde dissolution générale, mais bien du Conseil constitutionnel. Qui vient d’envoyer dans…le sable trois députés, jugés coupables d’irrégularités dans leurs comptes de campagnes des précédents scrutins législatifs et donc invalidés. Deux députés macronistes, dont l’un, élu de Paris et considéré comme l’un des soutiens actifs de Rachida Dati, en piste très offensive pour la mairie de Paris, de retour de Londres où elle accompagnait le président de la République, lors de sa visite d’Etat de trois jours et aussi la princesse de Galles, Kate, dont elle partagea l’un des carrosses de la Cour d’Angleterre. La ministre de la Culture a dû apprécier ce « transport » royal. Elle n’est pas insensible aux faste, bijoux et belles tenues d’apparat ! Le chic français, quoi ! Assurément une femme de goût…
La troisième punie n’étant autre que l’ancienne maire, UMP, puis Républicaine de Montauban, Brigitte Barèges, une élue aussi très clivante, partie rejoindre le camp des « Ciottistes » lors de la dernière dissolution l’année dernière. Une élue ayant fait appel notamment pendant sa dernière campagne à deux de ses anciens collaborateurs municipaux pendant son ultime mandat local. La « dame » s’était déjà faite condamnée dans le passé à quelques « babioles » pour la gestion de son personnel jugée pas spécialement conforme à l’éthique.
Le second parlementaire condamné à une démission d’office pour avoir réglé des dépenses engagées avec son compte bancaire personnel, avait été le tombeur de Manuel Valls aux législatives, en 2022, Le même qui, cette nuit, s’est « grandement » félicité des accords signés à l’issue d’une semaine de sommet à Bougival, dans les Yvelines, une petite cité connue aussi pour y avoir accueilli en son temps, comme concitoyen, le président Georges Pompidou. Les deux camps indépendantistes et non indépendantistes, les forces politiques de Nouvelle-Calédonie se sont entendus pour tenter de tracer le territoire de demain . Ce qui était loin d’être acquis entre les deux rivaux de longue date. On ignorait encore ce matin les modalités de ce « rabibochage historique » devant néanmoins être validé par les mandants des différentes organisations sur l’Île dans un avenir rapproché.
Souvent critiqué et raillé, l’actuel ministre des Outremer, tient là une belle revanche sur un sort politique pas toujours très heureux. De quoi aussi satisfaire…là haut, son ancien mentor, Michel Rocard, qui, lorsqu’il était premier ministre, avait aussi réussi son coup en signant des accords à Nouméa, capitale de ce territoire lointain trop souvent livré à des émeutes meurtrières. Pour preuve les dernières « riches » dramatiquement en désordres, violences et pertes humaines…Un « caillou » très fracturable hélas !