C’est ce qu’on appelle anticiper longuement l’événement ! Une prétendante au fauteuil de maire d’Evreux, a clairement affiché ses prétentions, hier samedi, en livrant ses premiers tracts de campagne aux habitués et fidèles du marché de la ville chef-lieu du département de l’Eure. Il ne s’agit pas d’une totale inconnue à « Evreux-city ». Elle s’est d’ailleurs déjà présentée à un scrutin législatif dans cette même ville. Et elle a de qui tenir, la jeune femme prénommée Eugénie et ayant pour patronyme Petitjean, et pour parents, un duo plus connu, lui, puisque l’intéressée n’est autre que la fille de Catherine Nicolas, ancienne députée de l’Eure et son mari, Jean-Pierre, avec au compteur pour ce dernier, un mandat de maire et deux autres comme député de la 2 e circonscription comme Madame ! Mais double pour Monsieur. Qui pendant de nombreuses années ont formé un couple politique indissociable dans le département en « régnant » sur le RPR, puis l’UMP, avant de connaître des déboires électoraux et voir s’éloigner progressivement une vie politique tout de même très réussie et peu banale. Une belle affaire de succession familiale ! Chacun son tour.
Qu’en sera-t-il de « fifille », une militante engagée depuis son adolescence, qui, si elle va jusqu’au au bout de sa démarche, présente une particularité quelque peu étonnante puisqu’elle affiche sur son premier document électoral distribué, le soutien du Rassemblement national, dont la flamme a trouvé sa place aux côtés de l’UDR (le nouveau parti d’Eric Ciotti et vieux vestige, pas « Rico », de la famille gaulliste) dont est proche d’ailleurs semble-t-il maman et, plus drôle le logo du RPR, parti que je croyais disparu et remplacé par l’UMP puis LR. Faut-il y voir là un trait d’humour et surtout de nostalgie à l’égard de ses parents qui firent leurs premières armes électorales sous ces couleurs ! Je passerai sur l’un de ses slogans pas des plus originaux, « Un nouvel élan pour Evreux » et la présence d’un mouvement que j’ignorais encore l’existence à ce jour « Evreux rassemblée ». A la droite plus extrême ? Je suis en revanche davantage surpris par le soutien du RN, à moins bien sûr que l’intéressée ait été adoubée, déjà par le parti de Jordan Bardella, qui pourtant dispose de…quatre élus sur cinq à l’Assemblée nationale depuis l’année dernière. Dont deux se partagent les 1 e et 2 e circonscriptions de l’Eure. Une présence peu éclatante il est vrai. Ca se saurait. D’où leur…extrême timidité à briguer la première place aux municipales. Et quid de celui qui, à grands coups médiatiques, Jean Messhia, passé depuis deux ans chez Eric Zemmour, avait annoncé avec roulements de tambour, son désir d’amour pour Evreux à la tête d’une équipe rassemblant les droites. Depuis c’est silence radio ! Pas plus de son que d’image. Qu’en est-il toujours de ses ambitions de poser ses valises dans le ville aux « Cent ponts ». Il cherche peut-être une rive porteuse et un anneau d’amarrage, voire le célèbre port de plaisance de la capitale de l’Eure. Même avec la découverte de l’Iton commencée par Jean-Louis Debré et poursuivie plus tard par son successeur, Guy Lefrand, il risque de tourner en rond dans l’eau ! Il ne trouvera pas de marinas !
L’édile en lice pour un troisième mandat retrouvera, au moins c’est là une certitude, son traditionnel adversaire socialiste, Timour Veyri, qui, entre temps, vient de perdre son « mandat » de président départemental du PS, battu qu’il a été en interne par l’ambitieux parlementaire de Louviers-Val-de-Reuil, Philippe Brun.
Ejecté de son poste, Timour Veyri aura donc plus de temps à consacrer à sa bonne ville d’Evreux…C’est aussi vrai que sa mission parisienne, pour s’occuper auprès de son camarade rolivalois et maire socialiste de Val-de-Reuil, Marc-Antoine Jamet, le bras droit (c’est osé) du grand patron de LVMH, Bernard Arnault, de l’Association des commerçants des Champs-Elysées, est prenant ! Les commerces de la ville chef-lieu souffrent certainement un peu plus ! Mais pas des mêmes maux que ceux de l’ancienne avenue, considérée il y a bien longtemps comme la plus belle avenue du monde, qui s’attend encore à souffrir du passage, non pas des militaires, pas vraiment identifiés comme des fauteurs de troubles lors du traditionnel défilé du 14 juillet, mais par des visiteurs du soir peu désirables en cette veille de fête nationale, après le match de la finale de la coupe du monde des clubs, opposant le PSG à Chelsea. Auquel assistera à New-York un invité de marque en la personne de Donald Trump. Au fait, son grand ami français, Bernard Arnault continuera-t-il toujours à autant l’aimer après sa décision de porter les droits de douane à 30 % et notamment aux produits de luxe, un secteur susceptible de souffrir sérieusement, si toutefois le président américain ne se renie pas, une fois encore !