C’est jour de fête post-nationale aujourd’hui pour « Lou Bayrou ». Avec la présentation de ses pistes budgétaires pour essayer de trouver une quarantaine de milliards d’économies. Et pour cela le Premier ministre va commencer cet après-midi à gravir son…Himalaya. Qui, par la voie nord ou sud, selon l’exposition au soleil, s’annonce périlleuse pour le chef du gouvernement qui va se retrouver non pas devant un simple mur ou un col du Tour de France, mais bien devant son Everest. Ce n’est plus Bayrou et ses chères Pyrénées, mais bien « Lou » le Palois au Tibet. Tant que les contribuables français ne soient pas obligés de se faire Tintin et surtout Milou, sur quelques niches fiscales en passe d’être réduites. Entre autres. Je comprends mieux cette comparaison qu’il avait faite en rejoignant Matignon avec l’Himalaya devant lui puisque…une « année blanche » synonyme de non-revalorisation sur les retraites et autres, pointe à l’horizon selon de bons oracles à cette heure.
Son ascension risque d’autant plus d’être corsée (sans les charmes de l’Île de Beauté) que son président préféré, Emmanuel Macron, en bon amateur de « premiers de cordée » en a rajouté quelques dizaines de mètres supplémentaires pour atteindre son objectif. L’équivalent de 3,5 milliards de dépenses militaires et autant l’année suivante pour faire face à la menace armée principalement de la Russie pesant sur notre pays. Une rallonge qu’il faudra bien supporter même si le chef de l’Etat a clairement annoncé que « ce ne sera pas par l’impôt ». Encore faut-il souhaiter qu’il existe une certaine équité dans le choix et l’identité des « cochons » de payeurs ! Qui va régler l’addition ? Il y a tout de même encore du grain à moudre (notamment sur certaines dépenses sociales encore bien trop conséquentes) pour permettre une plus grande indépendance militaire de nos Armées qui pendant trop longtemps (depuis une trentaine d’années) ont été à l’os. Aucun reproche, me semble-t-il, ne peut reposer sur la seule gouvernance Macron depuis ces huit ans de présidence. Au moins dans ce domaine où les crédits n’ont cessé d’augmenter pour doubler à l’échéance 2027.
C’est sûr qu’à partir de ces pistes générales annoncées d’ici à quelques heures, ça va sérieusement coincer fort au sein des oppositions remontées comme des coucous. « Des annonces et après tout le monde part en vacances. Les débats ne reprendront qu’en septembre » essaie-t-on de minimiser dans les couloirs du pouvoir. Nos opposants vont boxer dans le vide. On va les entendre pendant quarante-huit heures et après plus de son ni d’images ». On verra !
On en apprend de belles sur les routes du Tour de France et plus particulièrement sur celle menant à Laval en Mayenne, samedi dernier, une étape à laquelle d’ailleurs avait été invité par la direction de l’épreuve, le « régional » précisément de l’Etape et ancien président des Pays-de-Loire et actuel ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau ! Qui très probablement a reconnu sur la route une pancarte brandie avec pour slogan « Retailleau au air-fryer ». par deux de ses « supporters » visiblement bien alcoolisés ! Ces deux nantais qui avaient peut-être trop forcé sur le muscadet, tout en ayant de toute évidence la…frite, « feront l’objet d’une ordonnance pénale délictuelle pour outrage grave », a annoncé le parquet. Alors que le conseil du duo a plaidé lui une simple plaisanterie. On ne plaisante pas dans le dos du premier des flics, en baisse de quatre points dans le dernier sondage dominical…On a vu des menaces autrement plus osées et musclées !
Comme celle, je plaisante bien sûr, de la candidature éventuelle de l’éphémère Premier ministre, Michel Barnier, un homme de pistes blanches et de montagne aussi, envisageant de se porter candidat à Paris à l’occasion d’une législative partielle devant se dérouler d’ici à quelques semaines. Et là il ne s’agit pas d’une mauvaise blague !