Elle n’est pas exceptionnelle notre politique politicienne ! Un véritable chef d’oeuvre de démagogie et de mauvaise foi. Elle est tellement hors sol qu’elle va aboutir à une demande par la France insoumise, auprès de son électorat islamisant ou tout au moins musulman, de défendre le maintien d’un des deux jours visés du lundi de Pentecôte, une fête chrétienne à ma connaissance. Un grand moment en perspective et une hypothèse mal vécue en premier lieu par les professionnels du tourisme ! Et pourquoi pas transformer cette journée de solidarité envers le peuple palestinien ? Et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, en a rajouté une couche bien grasse en dénonçant elle l’abandon du jour férié du 8 mai, jour de commémoration de la victoire des alliés dont l’ex URSS, sur le régime nazi. « Une honte », dénonce-t-elle, tout en oubliant au passage les ravages historiques du pacte germano-soviétique, signé en 1939 à Moscou, et abandonné deux ans plus tard, par le duo Molotov-Ribbentrop, les deux ministres des Affaires étrangères de pires criminels du XX e siècle, Hitler et Staline.
C’est vrai que les jours fériés au mois de mai (sur un total annuel de 11) sont très limités en nombre. Et que les ponts et viaducs s’allongent les uns aux autres. Mieux vaut en rire.
De qui se moque t-on, alors que nos actifs travaillent moins d’une centaine d’heures par an que leurs homologues allemands. Une vérité échappant à toutes ces oppositions et principalement celles des extrêmes, de gauche comme de droite, qui n’ont qu’une maxime « travailler moins et gagner plus » et toujours pleurnicher. Comme pour l’âge de la retraite.
Pour une fois qu’un gouvernement propose, à défaut de véritable réforme structurelle , devant l’urgence, quelques mesures certes pas indolores pour limiter la casse et éviter que notre pays ne se retrouve en situation encore plus dramatique comme la Grèce dans un passé pas si éloigné. Mais ça, ces aveugles et sourds congénitaux ne peuvent bien évidemment pas le voir et l’entendre. Et repoussent ces dispositions de survie justement aux calendes grecques. Et tant pis si l’addition sera autrement plus sévère d’ici à l’année prochaine et encore plus la suivante si la France ne dispose pas d’un budget et vit une véritable crise de régime. Il va bien y avoir un moment où le FMI et les places financières finançant nos records d’endettement vont siffler la fin de la partie. Merci qui ? Bien sûr ce traitement de choc ne fait plaisir à personne et pas notamment d’ailleurs aux retraités, qui eux aussi, vont devoir passer à la caisse. Et c’est normal. Encore faudrait-il que cette potion amère compréhensible, dont les contours restent encore flous, soit un peu plus explicitée. Elle concerne également l’impact sur les entreprises pour ces jours fériés supprimés. Ne nous inquiétons pas, elle viendra en son temps. Et très vite. Tout comme le Premier ministre ne s’est pas enfermé dans le choix des dates de son « chiffon rouge » la suppression de ces deux fameux jours fériés loin encore d’être actés.
La CGT appelle déjà à un septembre mobilisateur dans les rues. Les grèves, les manifs, voilà les perspectives qui s’annoncent devant nous et qui vont grandement et forcément améliorer la situation. Surtout que les oppositions à nouveau rassemblées autour de la France insoumise et de la gauche vont s’allier au Rassemblement national pour virer François Bayrou. La belle affaire. Et après-demain ? Ce ne seront pas 43,8 milliards d’économie que le nouveau gouvernement devra faire mais pas loin de 130 pour maintenir à flots le navire de l’Etat pas loin de couler.
C’est tout aussi extraordinaire de constater que le sondage effectué dans la foulée des propositions émises par le chef du gouvernement, qui, souhaitons-le ne cédera pas trop…pour encore un peu plus durer à Matignon, laisse une très large majorité (75 %) de nos compatriotes inquiète de notre situation d’endettement. Mais pour autant…et en même temps, elle se montre très hostile à toute « médication » (elle aussi revue un peu à la baisse) dans les mêmes proportions. Pas touche à la suppression de 3.000 emplois de fonctionnaires, au non replacement d’un fonctionnaire sur trois en âge de partir à la retraite, à la refonte (elle aussi nécessaire) des indemnités de chômage, à cette année blanche certes pénalisante en terme de pouvoir d’achat avec ce gel mal vécu par les travailleurs et retraités. Surtout à la suppression jugée intolérable de ces deux jours pas encore définis et encore discutables de ces deux jours « mémoriels ». Entre parenthèse pour le 8 mai, le Père de la V e République, le général de Gaulle, peu soupçonnable de ne pas s’être impliqué dans la liberté retrouvée, n’avait-il pas en 1959, soit seulement quatorze ans après la fin du conflit mondial, décidé (certes de façon momentanée) l’abandon de ce jour férié, tout comme plus tard en 1974, l’un de ses successeurs à l’Elysée, Valéry Giscard d’Estaing s’était limité, un temps aussi, à surseoir à la commémoration dudit armistice pour des raisons liées à la construction de l’Europe et ne pas raviver les plaies avec l’Allemagne. Un jour chômé remis en service par François Mitterrand.
Je n’aurai pas aimé en revanche que l’on touche à la commémoration de nos valeureux « poilus », martyrs des tranchées de Verdun et d’ailleurs. Un symbole encore très fort dans notre mémoire collective.
Y avait-il eu pour autant une révolution dans notre pays à cette époque ? Un temps certes révolu où nos anciens avaient encore le goût de l’effort et du travail. Alors qu’aujourd’hui des millions de nos compatriotes ne pensent qu’à préserver leurs acquis (un grand nombre d’entre eux méritent toutefois encore bien sûr d’exister) et surtout refuser tout en bloc ce…régime minceur que, dans ses grands lignes, je n’irais pas jusqu’à dire « Comme j’aime » mais hélas nécessaire vu l’état gravissime de nos finances…Le courage ne fait pas partie des qualités d’une bonne partie de nos politiques plus enclins à choisir la politique du pire et au final une spirale mortifère pour « tout le monde ».