C’est vraiment du…plomb que cette loi « pondue » justement par le sénateur LR de Haute-Loire, Laurent Duplomb, agriculteur de profession. Un texte qui, de fait, devait entraîner la réintroduction d’un pesticide interdit en France (très fortement honni par les défenseurs de l’environnement) mais autorisé en Europe. D’où la polémique, entre autres.
Sauf que fort bien relayée par les partis de gauche et les Verts, une pétition, en quelques jours seulement, a déjà obtenu le record absolu de 1,2 million de signatures de franche hostilité. Devant le succès indéniable de cette opération pétitionnaire, encore un dossier inflammable, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’est déclarée favorable à l’organisation d’un débat en hémicycle, mais en aucune façon, à ce jour, à la signature d’un trait de plume pour le rejet de cette loi. Dont la non-promulgation peut néanmoins être décidée par le chef de l’Etat. Encore que cette décision remettrait le feu dans le monde agricole forcément favorable lui à ce texte. On imagine aisément les conséquences chez les paysans déjà bien remontés, d’une telle reculade ! Le sénateur républicain à l’origine de cette loi parle d’une « instrumentalisation éhontée de l’extrême gauche et des écolos »
Il n’est pas à l’origine, lui, d’une pétition réclamant son retour au premier plan. Mais il n’empêche: l’ancien maire des Radicaux de gauche, après avoir été pendant ses jeunes débuts en politique chez les socialistes à Evreux, Michel Champredon, à en croire l’info de l’hebdo du cru « La Dépêche » se verrait bien rejouer un rôle de…revenant lors des municipales de mars 2026. Hâtons-nous lentement toutefois de croire à un possible come-back. Sa rentrée en piste dans une brasserie du centre-ville n’a connu qu’une audience limitée d’une quinzaine de personnes. On était encore loin de l’émeute populaire pour accompagner ce retour encore très modeste sur la scène politique locale. Sévèrement battu après un seul mandat municipal en tant qu’édile, en 2014, par le toujours maire Guy Lefrand, celui que certains ont surnommé avec amusement « Michou l’africain » s’était exilé, dans la prolongation de son échec électoral, quelques années en République démocratique du Congo. Où il occupa des responsabilités pour le ministère français des Affaires étrangères, puis, sous l’égide de l’ONU, une autre mission de coordination en terre africaine. Avant de revoir sa…Normandie et tenter un premier retour aux législatives de 2017 dans l’Eure marqué par un score de 2,9 %. Pas de quoi lui ouvrir les portes d’un espoir de haute volée.
Ce qui ne l’empêche pas néanmoins de viser, à tout le moins, de réunir la gauche avec, pour slogan d’une éventuelle campagne « Rassembler pour agir ». Il va déjà ouvrir un site internet…Son ancien proche collaborateur qui depuis dix ans a pris la tête de l’opposition de (désormais bien désunie) à bâbord, Timour Veyri, ne serait-il pas un rassembleur ?
Cette élection municipale ébroïcienne s’annonce des plus prometteuses et peut-être plus ouverte qu’elle n’apparaît de prime abord. Comme je m’en suis fait déjà fait l’écho récemment, la droite ou plutôt sa droite plus extrême, semble vouloir jouer les premiers rôles. Comme aux législatives où elle a raflé quatre des cinq « circos » dont les deux sur le territoire de la ville préfecture ? Là aussi prudence, le scrutin n’est pas national, même si le Rassemblement national s’est choisi une candidate, Eugénie Petitjean (qui depuis un an a rejoint en toute discrétion, semble-t-il, le parti du duo Bardella-Le Pen) non pas connue à titre vraiment personnel, même si son expérience de collaboratrice d’élus nationaux et locaux est indéniable et son militantisme au sein du RPR, de l’UMP puis de LR, remonte à ses dix-huit ans, avec sa maman, Catherine Nicolas, ancienne députée et son beau-père, Jean-Pierre, ancien député-maire de la ville chef-lieu de l’Eure, lui confèrent une certaine notoriété. Par procuration ! Ca aide tout de même, la famille Nicolas, ce n’est pas rien à Evreux. En bien et aussi en un peu plus impopulaire ! Ca dépend… Et l’ancienne jeune fille, aujourd’hui âgée de 50 ans, professionnellement dans le privé, mais dont la ressemblance physique avec sa mère est frappante, et pas seulement au niveau de sa coupe de cheveux, ne manque probablement pas de certains atouts dans la Manche. Un département que la « famille » Nicolas connaît bien…