Tout pourrait aller si bien dans notre royaume si paisible de la France ! Avec déjà cette première victoire tricolore au sommet du Mont-Ventoux signée par le jeune haut-savoyard, au Tour de France. Bravo au benjamin de la fratrie Paret-Peintre, Valentin de son prénom, vainqueur de cette étape de conquérant sur la ligne d’arrivée du géant de Provence !
Et ne voilà-il pas en même temps que des bisbilles tellement improbables et inattendues (je plaisante) sont venues obscurcir le ciel d’un nouvel orage gouvernemental. C’est vraiment plus que dommage que la « cour d’école » ne soit pas encore fermée. Quel feu d’artifice chez les gouvernants à quelques jours de partir en vacances. Plus divisés que jamais. Et quel propos teinté d’humour contrarié de la ministre du Travail invitant justement ses collègues à profiter au plus vite de leurs vacances ! Il est effectivement grand temps…
Il me semblait pourtant que le chef de l’Etat avait expressément, il y a peu, déclaré à ses ministres de s’occuper de leurs affaires et pas de celles de leurs « copains et copines » du gouvernement. Un vœu pieux assurément ! Alors que le chahut le plus total règne au sein de cette équipe. Lié, mais pas seulement, aux propos du « premier des flics » Bruno Retailleau dans l’hebdomadaire « Valeurs actuelles » un organe de presse très à droite ! « Le macronisme s’achèvera avec son départ de la présidence tout simplement. Il n’est ni un mouvement politique, ni une idéologie, il repose sur un seul homme » déclare-t-il notamment. Évidemment cette nouvelle provocation ne pouvait pas « passer crème » dans le camp de la Macronie, autour de Gabriel Attal, furieuse de cette sortie médiatique offensante. Pour eux ! Peut-être un peu moins pour « Manu II ». Bonjour l’ambiance ce matin en conseil des ministres…L’avant-dernier de la saison.
Ne serait-il pas plus judicieux que le ministre de l’Intérieur se…borne exclusivement à sa mission plutôt que de lâcher à période régulière des bombes dans les pieds de la gouvernance déjà si difficile.
S’y ajoute bien sûr le…cas Dati, qui, hier, a vu sa vieille affaire liée à Carlos Ghosn et à une filiale du groupe Renault-Nissan remontant aux années 2010-2012, où lors de son mandat d’eurodéputée à Bruxelles, elle est soupçonnée d’avoir reçu pour 900.000 euros de frais d’honoraires de mission de conseil à l’époque ! Ce qui lui vaut officiellement depuis hier mardi une convocation devant le tribunal pour suspicion de corruption et trafic d’influence passif. Autant d’accusations que la ministre de la Culture rejette avec une force inébranlable. Sa pugnacité de toujours risque de s’exercer encore un certain temps. Alors qu’elle prépare toujours activement ses municipales de l’an prochain à Paris et peut-être même une législative partielle qui elle n’était pas prévue dans la capitale. Autant de « bonnes raisons » pour ses adversaires et surtout amis politiques, d’essayer de lui mettre la tête sous l’eau. Ce qu’ils ont fait hier avec un enthousiasme déchirant et débordant. Pas désarçonnée pour autant Rachida Dati, qui parle « d’une instrumentalisation honteuse » s’est montrée très combative en accusant et chargeant nommément à son tour plusieurs magistrats chargés de l’instruction et de son dossier. Ça va cogner et saigner…Le président du tribunal lui a répliqué en déplorant cette opprobre lancée sur la magistrature. Une dénonciation elle aussi très rare.
Sa sérieuse mise en danger politique ne va pas manquer de la galvaniser encore plus et d’aller jusqu’au bout de son rêve: à savoir l’hôtel de ville de Paris ! Les embûches pour l’y empêcher d’ici là sont loin d’être closes…Qu’elles soient en même temps judiciaires et politiques.