« Il y avait du monde aux balcons » sur la butte Montmartre livrée hier soir aux coureurs du Tour de France, qui, pour la première fois, escaladaient la célèbre rue Lepic. De ferveur ! Certes ce n’est pas le Tourmalet ou la Plagne, mais quel spectacle néanmoins offert à une foule immense. Le côté joyeux et bon enfant de cette journée mémorable pour un feu d’artifice, certes mouillé et rendant dangereux les pavés parisiens, mais quel bonheur aussi avec toutes ces vues magnifiques des toits et monuments de Paris. Pour une traversée à vélo, non pas avec le trio infernal, Gabin, Bourvil et « Fufu », mais avec d’autres acteurs majeurs de la Grande boucle dont le futur quadruple vainqueur, Pogacar, joueur jusqu’au bout (il aurait bien voulu l’emporter sur les Champs) et un dernier héros de cette édition 2025, le belge Wout van Aert, un grand champion récompensé de sa pugnacité après plusieurs années de disette et de malchance, échappé, dans la dernière bosse, pour rejoindre tout seul la ligne d’arrivée.
Quelle sublime apothéose bien arrosée hélas sur un final qui pourtant avait été décrié lorsqu’il avait été annoncé. Un véritable régal pour un « monument » le nom donné aux principales classiques cyclistes de la saison, le bien nommé assurément ! Avec sur ce parcours emprunté pour la première fois, (en dehors bien sûr des derniers Jeux olympiques) la vue d’un …Sacré Coeur sublimé et même la présence des…danseuses du Moulin rouge, pour une démonstration de french-cancan devant l’un des plus célèbres cabarets de la place de Paris ! Des reines de beauté venues rendre hommage aux champions de la « petite reine ». De quoi encourager le peloton à appuyer encore plus sur les pédales et se mettre en danseuse, mais pas dans la même tenue, lors des trois ascensions de la butte. L’effet n’était pas le même mais pour autant les amoureux de la plus grande épreuve cycliste au monde n’ont pas boudé leur plaisir. Chapeau à tous les artistes sur deux roues et aux organisateurs de cette parenthèse enchantée…
L’ambiance était toute autre en Ecosse, pour un autre final, beaucoup moins glorieux, « tourné » dans l’un des golfs de sa « majesté » Trump (une honte et du jamais vu encore) auprès duquel la représentante du vieux continent, la présidente allemande de la Commission de Bruxelles, Ursula von der Leyen, s’est rendue et a accompli une « génuflexion » à la limite du pitoyable pour acheter un répit et une certaine stabilité, arrachés auprès de son hôte, matérialisé par baisse de 30 à 15 % des droits de douane comme annoncé. L’Europe et surtout l’Allemagne, comme par hasard pour son industrie automobile, ont peut-être sauvé les meubles, mais à quel prix ? Celui déjà de promettre au gagnant de cet accord de consacrer 700 milliards de dollars à l’achat d’énergie américaine en pétrole et gaz. Des « sous » que n’aura certes pas la Russie de Poutine pour alimenter son effort de guerre contre l’Ukraine, mais tout de même, cette soumission à Trump, ce « marchand de biens en mal » qui ne voit que que le « fric » dans toutes ses transactions, ne peut pas être accueillie avec le sourire. Un « marché déséquilibré » n’a pas manqué de réagir néanmoins la France par la voix de deux de ses ministres. L’Elysée n’ayant pas encore réagi ce lundi matin. Il n’est pas sûr que la « petite télégraphiste » de Bruxelles, invitée (c’est une image) à « baisser le pantalon de son tailleur », devant Trump, tous deux se vantant de cet « excellent résultat », sera invitée au Fort de Brégançon, où séjourne notre président-vacancier ! Et encore moins à Matignon, son locataire, François Bayrou ayant dénoncé lui, un « jour sombre et une soumission ». Voilà un message clair et honnête…susceptible de faire du bruit !
Comme l’a déclaré non sans justesse le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, un ami du président russe et américain « Trump a mangé Von der Leyen à son petit-déjeuner »…Les 450 millions d’européens risquent d’avoir une digestion très difficile !
On avait eu le déshonneur et la guerre avec les accords de Munich en septembre 1938, signés entre Hitler et le duo anglais-français formé de Chamberlain et Daladier, sans oublier le « duce » italien Bénito Mussolini, on aura désormais (certes à une échelle moindre) l’allégeance de l’Union européenne au « caractériel » de la Maison blanche, (possiblement très heureux de cette diversion tombant bien avec la casserole « Epstein » lui collant aux basques) beaucoup moins fort lorsqu’il s’agit de faire plier Poutine qui se moque bien de lui…
PS: Honte aussi aux activistes féminines (d’un certain âge) bien françaises, semble-t-il, qui brandissant des keffiehs chers aux Palestiniens ont fait irruption au moment de la communion, lors de la messe du samedi soir à l’église de la Madeleine, à Paris. Une mise en…cène bien orchestrée par ces partisanes de la cause palestinienne. Les policiers ont dû intervenir pour mettre fin à cette « mascarade » provocatrice. Une manifestation hors de propos dans quelque édifice religieux que ce soit. Qu’aurait-on dit si la grande Mosquée de Paris avait été envahie de la sorte ?