La Normandie…résistante comme la Corse et son autonomie en discussion !

La Normandie: ses produits laitiers, son cidre, son calva, mais aussi la pharmacie, la cosmétique, l’aéronautique et l’automobile, autant de valeurs sûres à l’international et bien sûr aux Etats-Unis, qui font de cette région l’une des plus industrialisées du territoire national. Et donc par voie de conséquence particulièrement exposée à la guerre commerciale menée depuis quatre mois par le président américain. Avec pour résultat un impact fortement ressenti que représente cette hausse de 15 % des droits de douane imposés par l’administration Trump dans certains secteurs économiques. Plus de 4.000 entreprises sur la Grande Normandie seraient impactées par ces échanges commerciaux avec les Etats-Unis. Un lien datant pour les plus anciens de l’après-débarquement de juin 44 suivi de la signature d’accords bilatéraux.

Comme quoi les libérateurs de la France sont devenus, un peu moins d’un siècle plus tard, où plutôt leurs successeurs et plus particulièrement leur président de la Maison blanche, comme des « mauvais américains ». C’était en effet avec les Etats-Unis que la province avec ses fiers léopards sur son étendard commerce le plus comme avec aussi l’Allemagne et la Belgique. D’où la légitime inquiétude des entrepreneurs normands de Cherbourg au Havre en passant par la vallée de la Seine et Rouen, confrontés avec d’autres territoires des cinq départements, à cette nouvelle ère de tous les dangers du commerce mondial.

Mais en ancienne terre des fiers vikings, on n’entend pas baisser pour autant les bras et les forces vives de la Région, qui, depuis déjà plusieurs années avaient anticipé ce mauvais coup en étendant leurs exportations portées désormais à 51 % au niveau du vieux continent, sont loin encore de sombrer…dans l’alcool, que nos « amis » (les vrais) d’outre-Atlantique vont devoir payer vraisemblablement plus cher.

Encore qu’avec Donald, la vérité du jour n’est pas toujours celle du lendemain et que tout reste possible, le meilleur comme le pire ! La marche du…canard yankee étant tellement curieuse. Mais en attendant c’est une danse de très mauvais goût ! Dont le refrain ne correspond pas totalement avec cette chanson à succès des années 80 ! Non, la danse du canard Trump n’est pas « super-chouette ». Et il n’y a pas de quoi « secouer le bas des reins et faire coin-coin » !

Je n’ai pas la traduction du mot « coin-coin » en langue corse, une région davantage porcine comme la Bretagne, mais c’est un dossier là encore épineux que s’engage à discuter à partir d’aujourd’hui et surtout faire voter le plus vite possible le gouvernement. Ce texte présenté par le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, ancien élu dijonnais (le pays de la moutarde qui souhaitons-le ne montera pas trop aux narines des personnes concernées) prévoit une réforme constitutionnelle pour octroyer à la Corse un « statut d’autonomie » à ce territoire. Un projet de loi réclamé de longue date par les élus de l’Ile de Beauté. Une ultime version ne prenant pas en compte l’avis rendu par la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’Etat. Auprès duquel plusieurs des dispositions majeures du texte sont vues d’un très mauvais oeil. Alors que François Bayrou a donné son feu vert à François Rebsamen en affirmant « être pour que l’Etat tienne la parole donnée »: l’avis définitif d’Emmanuel Macron, se fait encore attendre. Le président de la République, présent ce jour au dernier conseil des ministres avant les vacances ministérielles (enfin pas pour tout le monde en fonction de l’actualité) ne manquera probablement pas d’y porter un regard très scruté de Bastia à Bonifacio. Reste à savoir, plus tard, si le congrès réuni à Versailles, comme le prévoit la procédure, d’ici à la fin de l’année, le suivra !

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