C’est à Châtel, célèbre station savoyarde (dans la haute !) des Portes du Soleil, la bien nommée puisque porteuse du maillot jaune, que Pauline Ferrand-Prévôt, devait remporter, sauf incident ou accident, cet après-midi le Tour de France cycliste féminin. Une première depuis Jeannie Longo, et aussi chez les hommes avec le « blaireau breton » Bernard Hinault. Une véritable éternité depuis plus de quarante ans. Et quel sacre en perspective pour la savoyarde dont c’était la première participation après tant de succès en VTT, jusqu’à celui l’été dernier sur les routes d’Elancourt en région parisienne pour un titre olympique tellement rêvé depuis des années, après plusieurs insuccès consécutifs. Une juste récompense ! Quelle revanche sur le sort pour cette championne vainqueur aussi en début de la saison de la classique des pavés Paris-Roubaix ! Jusqu’à hier son envol décisif et monumental sur les pentes d’un autre légendaire col du Tour de France, la Madeleine, celle qui restera pour toujours synonyme de…Madeleine de Proust pour PFP. Trois initiales pour une future légende du sport français aux portes de la gloire à l’âge de 33 ans. Un âge déjà bien avancé pour une sportive au mental et physique impressionnants. Une véritable gagneuse qui, dans ses rêves de petite-fille, se voyait un jour remporter le jersey jaune du Tour de France. Une couleur qui lui va bien et qui le vaut bien. Quelle joie à l’issue de cette étape-reine consacrant une si belle reine ! Et quelle émotion pour cet autre talent et…aussi physique, la commentatrice très appréciée sur le service public diffuseur de ces deux grands Tours, Marion Rousse, avec sa casquette de directrice de la course féminine et ancienne « collègue » cycliste de la championne du jour, qui ne bouda pas de son plaisir de lui remettre son premier maillot « yellow ». Champagne anticipé pour la porteuse du dossard 51, département de la Marne, qui en son temps, porta chance à tant de futurs gagnants de la Grande boucle…
Une belle illustration de la France sportive qui gagne avec également les « perfs » des nageurs tricolores, Marchand et Groussard, déjà titrés à deux reprises du plus beau métal (et ce n’est pas fini aux championnats du monde de natation à Singapour) …
PS: On ne peut pas dire que les sentiers de la gloire soient actuellement la propriété du camp macroniste, qui, pour la quatrième fois en huit ans, pourrait changer de dénomination. C’est actuellement dans les cartons du parti dirigé par l’ex-Premier ministre Gabriel Attal. Ce dernier a en effet demandé à ses troupes de travailler sur le principe d’un nouveau nom. Ses militants sont en effet invités par voie de consultation jusqu’au 17 août prochain à se prononcer sur l’intérêt d’un nouveau changement qui viendrait donc après « En marche » (aux initiales du boss (Emmanuel Macron) puis LAREM et enfin « Renaissance » depuis 2022, alors qu’à l’Assemblée nationale, le groupe présidé par « Gaby » répond au vocable d’Ensemble pour la République (EPR ) ! De quoi y perdre son latin et ce d’autant plus que seulement 30 % des électeurs macronistes se reconnaissent dans l’appellation de leur parti de coeur, contre 70 % chez leurs collègues des deux extrêmes, la France insoumise et le Rassemblement national !