Il ne manquait que le baiser sur la bouche, une coutume du bon vieux temps de l’empire soviétique et peut-être aussi le lieu de destination de la future lune de miel entre les deux hommes! Il y a un peu plus d’une semaine, Donald jouait encore les matamores et adressait un ultimatum à Vladimir. Il allait voir ce qu’il allait voir le « soviet suprême des années 2000 » . Il n’allait en faire qu’une bouchée de hamburger bien gras en provenance d’un fast-food à la sauce américaine. Il avait encore la frite le « fort en gueule » et si vaniteux yankee! Pour quelle…salade au final ? Résultat: il a été réduit en carpette lors de ce faux sommet de la paix ! Il faut quand même le faire: oser noter 10 sur 10 l’un des pires criminels de guerre de ce XXI e siècle encore sorti grand vainqueur de cette confrontation qui, visiblement, ne s’est pas déroulée de la façon dont s’imaginait le valet de la Maison blanche devant le roi du Kremlin ! Déjà que le déjeuner initialement prévu a été zappé et que la conférence de presse n’a duré qu’une petite dizaine de minutes alors qu’elle était prévue se prolonger pendant une heure. Aucune question des journalistes n’a en outre été acceptée. Un silence très probablement imposé par l’empereur reçu comme le grand « mamamouchi « qui, contrairement au protocole a parlé le premier. Un détail qui en dit long aussi. Et quelle accumulation de mots élogieux, si doux à attendre, entre les deux hommes. « Ton pays est en pleine forme » contrairement à ce qui a été dit« , évoque goulûment le président américain. Qui rosit de plaisir lorsque son homologue russe flatte son orgueil démesuré et parle d’une élection qui lui a été volée contre Biden. « Avec ce vote par correspondance qui ne permet pas des élections équitables ». Un expert et un professionnel hors pair en scrutin sincère que le maître du Kremlin ! Qui en rajoute une couche si belle à entendre par son grand ami : « nous ne serions pas en guerre et des millions de vies n’auraient pas été sacrifiées, si c’est toi qui avait remporté cette élection en 2020″ . C’est donc de la faute de Biden si Poutine a ordonné l’invasion par ses troupes du territoire ukrainien en février 2022.
Alors évidemment avec de tels propos qui, selon des indiscrétions, auraient bien été tenus, on comprend mieux que Poutine ait réussi à faire avaler des couleuvres transformés en boas étouffeurs à son hôte qui lui avait tendu un tapis rouge sous ses pieds ! Et demain lundi, qui c’est qui va trinquer ? Zelensky, pardi, reçu pour une seconde humiliation probable par Trump. Celle d’entendre dans le bureau ovale que le duo infernal va lui imposer un diktat: perdre dans sa totalité deux des oblasts du Donbass en partie déjà occupés par les militaires russes. Un minimum imposé par le gagnant de cette partie d’échecs et peut-être même plus. Un dépeçage du pays que ne peuvent pas accepter le président ukrainien et les dirigeants européens qui, encore aujourd’hui dimanche, vont se retrouver en visioconférence pour sauver ce qui peut l’être encore. Même si les « derniers bruits » faisaient état, ce matin, de la possibilité pour la Maison Blanche d’accepter la présence d’un représentant des dirigeants majeurs du vieux continent dans le bureau ovale. Reste à connaître son éventuelle identité ! Voire une identité plurielle avec la troïka franco-anglaise et allemande et même celle du président finlandais, pays en première ligne pour la grande longueur de sa frontière avec la Russie ! La présence de la présidente de la commission européenne, Ursula van der Leyen et du secrétaire général de l’OTAN, adeptes de la flatterie à l’égard de Trump, serait aussi annoncée ! L’essentiel n’est-il pas que le président ukrainien ne se retrouve pas tout seul en milieu hostile…Ce pourrait être l’inverse ! Surtout si Emmanuel Macron fait bien partie des invités ! On n’y comprend vraiment rien de rien dans ce ballet diplomatique ! A chaque jour ses surprises…ou plutôt à chaque heure ou presque.