Alors que François Bayrou va tenter, demain lundi, lors d’une conférence de presse, de défendre son prochain budget et Jean-Luc Mélenchon ne pense qu’au blocage de la France le 10 septembre prochain et les jours d’après (il a reçu sans surprise le soutien des appareils des « Verts » et du Parti socialiste) Rachida Dati, elle, persiste et signe. La cheffe de file de la droite parisienne aux municipales parisienne de 2026, défie la direction des Républicains. En annonçant et confirmant son intention aujourd’hui dimanche de bien se présenter dans le seconde circonscription contre Michel Barnier, investi par LR, lors d’une législative partielle prévue les 21 et 28 septembre dans la capitale. Elle voit en ce scrutin « la première étape du rassemblement et de la dynamique de victoire à Paris. « Je refuse, s’exprime-t-elle encore, que les Parisiens se fassent imposer des candidats semant la désunion au détriment de notre combat commun pour Paris ». La maire du 7 e arrondissement et ministre de la Culture invite encore les forces politiques de droite et du centre à prendre leurs responsabilités. « Dès à présent, j’assumerai les miennes et le ferai jusqu’au bout ».
Un certain roi… d’origine béarnaise (non il ne s’agit pas de « Lou Bayrou » qui lui a le dos au mur, au pied de ses chères Pyrénées) ne disait-il pas « Paris vaut bien du messe ». Une autre messe est visiblement dite dans la capitale: l’ex-Premier ministre victime de la motion de censure qui l’a écarté de Matignon, aura bien la Rachida dans ses grandes « pattes » de montagnard. « Que la montagne est belle », chantait Jean Ferrat ! Pas sûr que Michel Barnier puisse la chanter déjà pendant sa campagne…Il n’en demeure pas moins que cet affrontement est celui aussi de tous les dangers pour la prétendante du fauteuil d’Anne Hidalgo. Se ramasser dans cette législative serait synonyme d’échec inquiétant pour elle pour le scrutin qui l’intéresse le plus. Elle n’a que des coups à prendre. C’est un peu un jeu du quitte au double gagnant ou perdant. Son volontarisme sera-t-il suffisant pour passer ce premier obstacle ?
Plus au sud, l’ancien président emblématique de l’Olympique de Lyon, Jean-Michel Aulas, n’a pas besoin de se raser pour penser à cette même échéance municipale. Il devrait annoncer sa candidature dans la capitale des Gaules d’ici à quelques jours. Voilà un adversaire de poids probable pour le « khmer vert » de Lyon. N’estime-t-il pas « qu’il existe des passerelles entre le sport, la société et la politique ». Gouverner un club, une entreprise ou une ville, c’est composer avec les égo et tensions, sans perdre de vue l’intérêt collectif. J’ai construit tant dans le domaine de l’entreprise que du football. Dans la vie publique, voudrais désormais refonder »….Réussira-t-il, là ou a échoué son grand rival de l’époque sur le terrain du football, Bernard Tapie, à Marseille où le champion d’Europe n’avait pu se présenter aux municipales dans la cité phocéenne ? Mais réussi certes dans une ville de moindre importance démographique, l’ancien ministre et maire de Valenciennes, Jean-Louis Boorlo… et homme politique majeur de l’époque Chirac-Sarkozy !