Il n’en loupe pas une le Premier ministre. Qui au final n’avait pas grande nouvelle à annoncer lors de son entretien sur le plateau du 20 heures de Gilles Bouleau. Et lorsqu’on n’a pas à grand chose à dire, il est souvent préférable de la « fermer ». D’où le raté de François Bayrou dont évidemment ses opposants et les observateurs politiques ont retenu uniquement sa petite phrase lâchée: « Je ne pouvais pas joindre les oppositions au coeur de l’été pour la bonne raison qu’elles étaient toutes en vacances« . Ce n’était pas vraiment malin alors que le chef du gouvernement avait plutôt pour mission de caresser dans le sens du poil lesdites oppositions et essayer de les influencer afin qu’elles ne votent pas le 8 septembre prochain la défiance au gouvernement ! Echec au « roi » de Navarre qui comme Henri IV a reçu des coups de couteau supplémentaires. Il n’en fallait pas tant pour les « Ravaillac » de la France insoumise et du Rassemblement national pour se déchaîner contre le locataire en sursis de Matignon.
Elle l’a fait. Comme on pouvait l’imaginer dans sa stratégie de conquête de la Ville de Paris, l’année prochaine. La raison l’a emportée. Rachida Dati l’a annoncé hier: elle ne se présentera pas finalement contre Michel Barnier, le candidat intronisé par son parti à la législative partielle de fin septembre dans la capitale. Fin du Vaudeville. La ministre de la Culture devrait en revanche être investie ces prochaines heures par les Républicains pour mener la liste de droite à Paris. Bien joué. On verra ensuite pour le camp présidentiel…Et ce d’autant plus que LR lui a aussi promis de se voir accorder la possibilité de composer librement la liste de ses colistiers. Où elle entend faire le ménage par rapport au précédent scrutin. Et la dame a la rancune tenace !
« Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Cette devise inscrite pour l’éternité au fronton du Panthéon ne plait pas à la ministre de l’Education nationale. L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, souhaite en effet lancer le débat pour « dégenrer » cette illustre phrase et y rajouter les femmes. Pourquoi pas sur le fond. Mais franchement à cette veille de rentrée scolaire toujours épineuse, la ministre en sursis comme l’ensemble de ses collègues du gouvernement, n’a-t-elle pas d’autre urgence à s’occuper ! Elle est vraiment hors sol « Babeth » la technocrate. Affligeant…
Comme l’est dans un autre domaine le scandale dont a été victime sur les ondes d’Europe 1, hier mercredi Pascal Praud, qui, lors de son émission en direct avec ses auditeurs s’est retrouvé avec un supporter énamouré du chef de l’Etat, qui, pas gêné, l’a traité de « tarlouze ». « C’est honteux les mots que vous avez employés, » n’a pu que répondre surpris l’animateur-journaliste de la grande soeur, CNews, de la la galaxie Bolloré… Il ne pouvait pas moins que rendre momentanément l’antenne et s’excuser de l’insulte proférée à l’égard du président de la République. Ca a dû lui faire un peu mal à P.P…Voilà qui ne va pas arranger ses « affaires » avec l’ARCOM, le « gendarme » de l’audiovisuel !
Il en est un autre qui n’a pas dû se se faire que des amis au sein du bloc central dont son mouvement « Horizons » fait partie. Le maire du Havre, Edouard Philippe, a fait entendre sa petite musique en effet cette même journée d’hier décidément très prolifique en petites phrases plus ou moins assassines. En rapportant que « si la défiance était votée et l’instabilité politique venait s’ajouter aux risques financiers, la dissolution pourrait devenir inéluctable ». Un « son de cloche » à l’opposé de son rival possible du scrutin présidentiel Gabriel Attal, opposé à une seconde dissolution éventuelle…