Un retraité bien jeune de la politique ébroïcienne annonce son retrait !

L’info est tombée ce lundi matin sous forme de communiqué de presse de l’intéressé. Le chef de file de la gauche ébroïcienne, Timour Veyri, après une quinzaine d’années d’engagement municipal, départemental (à travers ses responsabilités à la tête de la fédé du PS de l’Eure) et régional avec son mandat de conseiller de Normandie, encore là dans l’opposition, a décidé de se mettre en retrait de la politique. « La décision la plus difficile de ma vie » commente-t-il notamment avec une émotion certaine, consécutive très probablement à des déceptions vécues ces derniers mois. « J’ai toujours fait oeuvre utile pour essayer de défendre les idées et non les intérêts. Je sais que je n’ai plus les moyens personnels (il a traversé des moments très difficiles, déclare-t-il encore, à titre familial avec la maladie d’un proche) et politiques pour une campagne que j’aurais voulu mener en mars 2026. D’où mon renoncement à conduire à nouveau la liste de l’alternative à Evreux l’année prochaine et de ma décision de mettre fin à mon engagement politique. Je refuse de combattre sur un terrain ou le soupçon est maître du jeu« , déplore-t-il encore. « Cela ne m’empêchera pas bien sûr d’aller jusqu’au bout de mon mandat municipal avec dévouement, sérieux et loyauté. Ce départ officiel, a priori inattendu, va tout de même faire quelque bruit dans la ville chef-lieu de l’Eure.

Il n’est pas interdit de penser, même s’il ne le déclare pas explicitement que sa décision trouve en grande partie son origine dans les coups reçus plus au niveau interne du Parti socialiste ces derniers mois. Avec comme point d’orgue son dégagement surprise de la présidence de la fédération qu’il a assurément mal vécue et son remplacement par l’homme ambitieux qui monte au sein du parti à la rose, le député de la IV e circonscription de l’Eure, Philippe Brun ! Et lorsqu’on y ajoute le fait que ses chances de victoire aux municipales à Evreux, se révélaient bien minces, on imagine facilement que ce désavoeu récent a servi de détonateur percutant. Le « beau gosse » de la politique ébroïcienne va donc laisser à un âge très jeune son siège de leader de la gauche désormais vacant. Jusqu’à preuve du contraire, il n’avait pas de successeur annoncé pour prendre les destinées de la gauche unifiée au niveau local. Les appétits féroces des différents partis de la gauche, dont celui de la France insoumise, ne vont pas manquer désormais de s’étaler au grand jour ! Vu son jeune âge et sa domiciliation parisienne où il travaille, il n’est pas interdit de penser que le partant rebondisse politiquement très vite et pourquoi pas à Paris à l’occasion de prochains scrutins…

La désunion d’un côté et un retour aux meilleurs sentiments de l’autre. A savoir à droite et au centre. Avec le rapprochement intervenu depuis plusieurs semaines sur la place d’Evreux entre le maire divers droite (après son départ avec fracas il y a un an des Républicains dont il était le président départemental) entre Guy Lefrand, candidat à un troisième mandat de maire, avec ses opposants du camp macroniste et philippiste de 2020, Guillaume Rougé et Isabelle Collin. Devenus inséparables depuis des mois et que l’on voit de plus en plus ensemble sur les photos depuis plusieurs mois. La logique voudrait que le duo fasse cause commune au prochain scrutin municipal. Ca ne saurait tarder au niveau des annonces. Alors que l’édile ébroïcien peaufine tranquillement sa future équipe renouvelée très probablement au delà du tiers. L’heure de la « retraite » est venue chez certains et certaines de ses fidèles colistiers…qui le cotoyaient depuis ses débuts en politique aux côtés de Jean-Louis Debré en 2001. Le temps passe si vite !

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