Quel contraste saisissant et tellement inquiétant !

Quel contraste saisissant. Entre d’un côté le feuilleton grotesque d’une chute annoncée et de l’autre, à Pekin, une parade militaire ayant pour témoins trois des plus « grands dirigeants « de la planète…en terme de démographie puisque représentant plus de trois milliards d’individus et un ancien paria, le numéro un de la Corée du Nord, l’un des pires autocrates d’une planète sans dessus-dessous. L’invité bouffon au costume et à la tête de croque-mort, invité par son homologue chinois à un puissant déploiement de force chino-indien-russe contre l’Occident, même si l’Inde, à travers son Premier ministre Modi ne « bouffe » pas du matin au soir les occidentaux. Il est seulement furieux des droits de douane que lui a infligés le président Trump qui voit dans ce défilé une « conspiration » Qui se fait de plus défier comme jamais par les hommes de l’Est . Elle fait tout de même peur cette troïka de dictateurs ! Alors que chez nous, nos partis politiques s’amusent à nous faire peur d’une autre façon. Pas des plus glorieuses non plus. Et tellement lointaines des images venues de l’empire surpuissant du Milieu! Et quel milieu…

En France, le premier des socialistes, Olivier Faure, se pousse du col qui n’est pas celui de Mao et du dangereux « illuminé », Kim Jung Un, pour occuper le poste de Matignon. Il n’attend plus, c’est à mourir de rire, qu’un coup de fil du président . Très improbable ! C’est tellement grotesque tout comme cette équation offerte à un parti, les Républicains: peut-on être LR et voter néanmoins contre la confiance à un gouvernement auquel participent plusieurs ministres et non les moindres, issus de ce mouvement ? A titre personnel, le président de groupe à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez, a indiqué qu’il voterait la confiance sans enthousiasme. En se pinçant fortement le nez et en demandant toutefois aux militants de LR de s’exprimer avant le vote. C’est effectivement mieux. Après il sera trop tard comme dirait Monsieur de la Palice !

La droite ne votera pas comme un seul homme. Une quinzaine de ses députés hésitent encore entre le vote de la défiance et l’abstention. Pour certains d’entre eux, François Bayrou « s’y est pris comme un manche » en annonçant tout de suite la suppression des deux jours fériés. Même si le futur ex-Premier ministre, comme il s’y est engagé ce mercredi matin, se dit encore prêt à discuter à partir du moment ou les LR compenseraient par d’autres dispositions pour faire les mêmes économies. Un décret devrait être aussi signé pour revoir l’AME offerte généreusement aux étrangers sur notre sol. C’est un peu tard alors que de son côté le chef de l’Etat a demandé à son gouvernement de privilégier davantage la discussion avec le Parti socialiste que le Rassemblement national. Il ne peut évidemment pas jouer sur les deux fronts de grande résistance surtout politicienne! C’était l’un ou l’autre mais pas les deux au moyen de tentatives désespérées. Encore une erreur de stratégie qui, sauf miracle, se ponctuera lundi par un départ du chef du gouvernement. Ses prises de parole médiatiques incessantes jusqu’à la fin de la semaine, ne suffiront pas à le sauver d’une sortie (certes par une plus grande porte honorable) dont il a décidé lui-même le jour…

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