Il y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux !

Les électeurs des Républicains doivent vraiment s’arracher les cheveux. Enfin pour ceux qui ont encore ! En témoignent notamment les grandes divergences que ne manquent pas d’étaler sur leurs tartines de confiture chaque matin à leur petit-déjeuner les principaux dirigeants de ce parti s’étripant sur la confiance ou non à accorder au Premier ministre en tournée d’adieux sur toutes ondes de France et forcément de Navarre. Pour chacun combien de divisions « mexicaines » entre éventuels soupirants de la couronne royale ou plutôt présidentielle entre les Retailleau, Wauquiez, le cannois d’Energie, David Lisnard et le ch’ti des Hauts-de-France, Xavier Bertrand et autres seconds couteaux de moindre envergure. Sans parler de l’utilité…carrément inutile d’une nouvelle dissolution, voire la démission du chef de l’Etat, encore moins probable, où chacun y va de son commentaire. Forcément avisé. Quelle comédie du pouvoir et j’ajouterai quelle maison de fous…chez LR rythmée notamment par la « guéguerre » entre le président en titre du mouvement, Bruno Retailleau et son homologue du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, battu à plate couture par l’ancien sénateur de Vendée lors du renouvellement de l’ancien, Eric Ciotti, parti avec armes légères et bagages (tenant seulement dans une valise de cabine d’avion) chez le Rassemblement national !

Ne voilà-t-il pas que « Lolo » du Puy-en-Velay, pour détendre l’atmosphère, vient d’annoncer, c’est le pompon du marin qui porte bonheur, qu’il ne censurerait pas le Pari ou parti socialiste…et pas davantage d’ailleurs le Rassemblement national en cas d’accession de l’un de leurs dirigeants au poste de Matignon. C’est nouveau et donc sorti de la bouche de l’ancien président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Histoire probablement… »d’emmerder » le ministre de l’Intérieur qui évidemment ne se situe pas sur la même ligne puisque totalement opposé au retour des « roses » au pouvoir. Cette adaptation éventuelle à l’arrivée du premier secrétaire du PS, Olivier Faure dans le fauteuil de chef de gouvernement, va encore entraîner une nouvelle vague d’incompréhension au sein de la famille gaulliste en délitement complet ou presque! Les socialistes feignent quant à eux de croire qu’après le calamiteux scrutin présidentiel de 2022 avec Anne Hidalgo que le nouveau champ des possibles est revenu à l’automne. Pourquoi pas d’ailleurs ? Dans l’état de décomposition dans lequel le pouvoir politique se trouve, impossible n’est pas français. Surtout d’ailleurs que les anciens dignitaires socialistes tiennent déjà tous les leviers des principaux corps d’état, la présidence du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes, où le patron, Pierre Moscovici, a eu une rallonge d’un an, qui, là, encore n’a pas manqué de susciter quelque émoi dans le Landerneau politique! De la vraie épicerie avec cet arrangement entre amis dans l’ancien berceau d’Edouard Leclerc et son successeur, Michel-Edouard…Triste époque !

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