Gérard (Sauveur) Silighini plébiscité par la gauche de l’opposition ébroïcienne..et « Nono » intéressé par un retour aux affaires ?

Le député PS de l’Eure, Philippe Brun, à la manoeuvre au niveau national avec ses amis socialistes va devoir descendre d’un sérieux cran et éviter que son début de mandat de premier secrétaire fédéral du PS de l’Eure, arraché à la barbe de l’ex-patron de la Rose euroise, Timour Veyri, ne soit pas empoisonné par une jacquerie ébroïcienne en vue des prochaines municipales. Les élu(e)s de l’opposition de gauche actuelle, n’ont pas traîné pour se trouver un nouveau champion pour ce prochain scrutin, suite au retrait surprise de leur chef de file, précisément Timour Veyri. Et le nom sorti du chapeau de la gauche, qu’il porte l’hiver venu, comme je m’en suis fait l’écho la semaine dernière, est loin d’être un inconnu…certes retraité de la vie municipale depuis 2020, Gérard Silighini, ancien adjoint aux finances du maire radical de gauche, Michel Champredon et vice-président du conseil général (son ancienne appellation) du temps de la gauche triomphante et aux commandes de la collectivité territoriale avant qu’elle ne soit renvoyée à ses chères études par un certain…Sébastien Lecornu, alors maire de Vernon et son équipe.

L’opposition de gauche ébroïcienne est très claire dans ses dispositions. Elle vient de l’écrire à la fois aux premiers secrétaires local et fédéral du PS, dans un courrier ne présentant pas la moindre équivoque, espérant que le choix de Gérard Silighini, « le seul candidat capable de répondre à l’urgence », représente la seule alternative pour reprendre la ville au maire sortant, Guy Lefrand.

Si le PS à travers ses dirigeants dans l’Eure, dont le local, qui s’était opposé à Timour Veyri en interne pour le renouvellement de son mandat de secrétaire fédéral, « ne prend pas ses responsabilités, nous prendrons les nôtres ». Voilà une menace à peine voilée. Je ne sais pas si Gérard Silighini porte un second prénom corse du style…Sauveur. Ses origines italiennes pourraient peut-être le laisser penser, mais il apparaît de façon évidente comme le candidat sauveur de la gauche ébroïcienne. Rien pour autant n’est fait car les outre l’avis des « hauts dignitaires » socialistes, la tête de liste fera peut-être l’objet d’autres convoitises, ne serait-ce que du côté insoumis, même si ce parti ne dispose pas d’un nom suffisamment solide pour briguer éventuellement un cavalier seul ! Qui serait alors suicidaire…

Et pourquoi pas non plus le retour d’autres grands « anciens » de la vie politique du chef-lieu, L’ex-députée RPR, Catherine Nicolas (sa fille Eugénie étant déjà tête de liste du RN) et Michel Champredon, le prédécesseur de Guy Lefrand et successeur de Jean-Pierre Nicolas. Voilà qui pourrait nous rajeunir…

Non, j’indique d’entrée que Bruno Le Maire, n’est aucunement intéressé par un retour sur Evreux. Il se verrait bien en revanche effectuer un grand retour aux affaires gouvernementales. Et pourquoi pas au ministère des Affaires étrangères, où il n’éprouverait pas la moindre difficulté à remplacer l’actuel tenant du titre, le centriste Jean-Noël Barrot, dont le bilan au Quai d’Orsay, ne casse pas…quatre pattes à un canard, l’hebdomadaire satirique du mercredi qui évoque justement ce bruit de couloir ou de mare.

L’ancien grand argentier de Bercy, à son poste pendant huit ans, une longévité exceptionnelle, serait assez las de son poste de conseiller stratégique au sein d’un groupe néerlandais qu’il occupe depuis janvier dernier. Il en aurait marre des puces du groupe batave produisant des semi-conducteurs, son employeur valorisé à plus de 290 milliards d’euros en Bourse ! Anticipant la chute de la maison Bayrou, il se serait confié auprès d’anciens collègues ministres de sa lassitude professionnelle. Ca ne manquerait pas de sel, (une situation peu probable néanmoins) que « Nono » retrouve un poste (dans un gouvernement dirigé par son ancien jeune conseiller, auprès duquel ce dernier fit ses premières armes en politique ) mais avec qui les relations se sont distendues depuis des années. L’ancien « petit » collaborateur ayant pris ses distances avec le « grand »...pour voler à bonne altitude, de ses ailes plutôt porteuses ! La patience finit toujours par être récompensée…

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