Ce n’est évidemment pas avec la dégradation de la note de la France par l’agence financière américaine Fitch de AA- à A+ que les affaires vont s’arranger pour le duo de Bercy formé d’Amélie de Montchalin, aux Comptes publics et Eric Lombard aux Finances. Ils devraient en principe faire leurs cartons après seulement quelques mois de présence sur les bords de la Seine. C’est peu dire depuis la dissolution que ça bouge du côté de Bercy…après les huit ans passés par l’ancien grand argentier, Bruno Le maire, sans discontinuer. Un record historique. En revanche, le feu semble bien vert pour deux des ministres les plus populaires des anciennes équipes gouvernementales, un autre duo fort avec Bruno Retailleau à Beauvau et Gérald Darmanin, à la chancellerie. Et aussi très probablement du centriste Jean-Noël Barrot, au Quai d’Orsay. Il se dit en revanche dans les couloirs qu’à la tête du grand ministère du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, convoiterait l’Hôtel de Brienne pour enfiler l’uniforme laissé libre par Sébastien Lecornu aux Armées. Qui ces dernières heures en répondant à la presse régionale, un choix bien vu pour cet ancien élu du terroir eurois, a déclaré qu’il ne supprimerait plus les deux jours fériés ayant sérieusement hâté le départ de François Bayrou. Son successeur à Matignon, qui doit faire face à un mur d’impopularité et d’opinions défavorables à son endroit (il ne totalise que 16 % d’opinions favorables, il ne pouvait guère faire plus mal !) a lancé quelques pistes, telles que celle de réduire les avantages des ministres et anciens Premiers ministres. Assurément une bonne chose. Qui certes ne va pas couvrir et compenser les 4 milliards d’économies laissés par la suppression de deux jours fériés tellement honnie par nos compatriotes ! Il a évoqué des ruptures. Il serait le seul-selon l’un des proches des deux hommes de l’exécutif « dont le chef de l’Etat peut accepter qu’il fasse une rupture qui se voit ». « Je ne veux ni instabilité ni immobilisme » a-t-il déclaré à la PQR (la presse quotidienne régionale). On y apprend aussi dans son long entretien sa volonté « d’une discussion parlementaire franche et moderne, de très bon niveau avec le PS, les Verts et les communistes ». Une rude tâche n’en doutons pas…Presque amusante ! Comme celle de réduire le train de vie de l’Etat et de faire le ménage. Bon courage. Il y en a déjà qui ont essayé et sans passer par la gare de Pau! Bien avant l’arrivée de « Lou Bayrou » le béarnais…
Les Républicains n’ont pas dû apprécier ce week-end l’annonce du soutien appuyé de l’ancien député et président du groupe des macronistes à l’Assemblée nationale, Gilles le Gendre, en rupture avec son parti, à la candidate socialiste et ancienne maire de Fécamp et ministre de François Mitterrand, Frédérique Bredin, en campagne dans la législative partielle contre Michel Barnier à Paris. Alors que plus au sud enfle une rumeur de rapprochement entre le maire de Béziers, Robert Ménard et les LR du cru, pour les municipales dans l’Hérault. Un soutien précipité juge l’un des barons LR. « Qu’est-ce qu’on fait si au final le Rassemblement national appelle aussi à voter pour lui ? « Faut-il néanmoins se rappeler que son épouse Emmanuelle, élus en 2017, avait été éjectée lors de la dissolution de 2024 par un député du RN. Ce qui a laissé des profondes blessures à l’ancien journaliste habitué des plateaux de télévision. La famille c’est sacré !
On ignore encore, si toujours à la droite extrême, Eric Zemmour briguera une mairie en mars prochain. Il y a peu de chance a priori. Il faisait au moins campagne hier à…Londres en soutien à l’invitation du leader de l’extrême-droite britannique à l’occasion d’une méga manifestation ayant rassemblé plus de 100.000 personnes dans la capitale britannique. Il se trouvait accompagné de l’un de ses fidèles « soldats » Jean Messiha, l’un de ses porte-parole, qui, en dépit de son annonce de candidature aux municipales à Evreux, se fait depuis très très discret dans ses intentions d’aller titiller le maire sortant, divers droite, Guy Lefrand…la candidate du Rassemblement national, la fille de l’ancienne députée RPR, Catherine Nicolas, Eugénie Petitjean et la gauche bien sûr et son nouveau chef de file probable, un autre revenant, le socialiste Gérard Silighini.