Celui que certaines âmes affectueuses ont surnommé « Pépère » en est arrivé à se fâcher. Jusqu’à quitter sa chaise d’interviewé de l’émission « Complément d’enquête » d’hier soir sur France 2. Un service mis à mal depuis quelques jours où son absence réelle de neutralité est sérieusement remise en question. Et avec lui sa patronne, Delphine Ernotte, déjà atteinte par le feuilleton de l’un de ses éditorialistes Patrick Cohen, surpris en flagrant délit de vouloir se payer Rachida Dati, avec son collègue de « Radio-France », Thomas Legrand, autour d’un café ayant fait beaucoup de bruit. La patronne du groupe « France-Télévisions », en est même arrivée à traiter C.News « de chaîne d’extrême-droite ». « A un moment il faut savoir dire stop ». Ce qui a donné l’occasion rêvée à Pascal Praud et ses acolytes de se défendre bruyamment et d’en rajouter une caisse de résonnance tous les jours. Et ce d’autant plus qu’un reportage sur France 2 a mis en doute curieusement le grand succès d’une pétition lancée par Philippe de Villiers qui atteindrait plus d’un million et demi de signatures réclamant la tenue d’un référendum sur l’immigration. Ce que réfutent les auteurs de ce reportage. C’est la guerre largement ouverte entre « France-Télévisions » et le groupe Bolloré…
Il faut reconnaître que la grande prêtresse du service public en fait aussi elle des tonnes pour donner des leçons de déontologie audiovisuelle. Elle n’est de toute évidence pas la mieux placée ! Pour preuve la tournée bien chargée d’un illustre inconnu, il y a encore quelques semaines, un économiste nommé Gabriel Zucman. La nouvelle icône de la gauche en passe de devenir la nouvelle Lucie Castet des ondes et des caméras. Plus d’une douzaine d’émissions sont à son agenda pour les prochains jours. Alors que d’autres n’y ont pas le moindre accès. Pour vanter tous les mérites de la fameuse taxe Zucman (on est jamais mieux servi que par soi-même) tant mise en lumière par le Parti socialiste qui en a fait sa nouvelle bible pour taxer les riches !
Mais le plus fort n’est-il pas que l’ex-président de la République, François Hollande, dans une autre émission souvent polémique « Complément d’enquête » en soit arrivé à quitter le plateau et un entretien mené par une journaliste très engagée et critique sur son ancienne mesure du CICE tant honnie par la gauche pendant sa présidence. Irrité par la tournure de cet entretien le mari de Julie Gayet, dit « Pépère » pour les intimes, préféra tourner les talons! « On va arrêter car ça n’a pas d’intérêt pour moi. Je n’ai pas à répondre à votre interrogatoire. Je vous donne ce rapport. Vous allez en faire le meilleur usage et on va en rester là ». Ambiance, ambiance…
C’est un peu comme lors d’une célèbre émission…d’Antenne 2 du siècle dernier sous Jacques Martin, le père du « Petit rapporteur » avec son prolongement dominical « L’école des fans ». Ils sont tous gagnants, le ministre démissionnaire de l’Intérieur mais toujours très actif en raison des événements, Bruno Retailleau, satisfait de son bilan en cette nouvelle journée de tous les dangers qui n’a pas trop mal tourné en terme de violences et dégradations et aussi l’ensemble les syndicats. Heureux des chiffres de « fréquentation » dans les rues. Qui varie comme d’habitude du simple (500.000 manifestants selon la police) au double avec le million chiffré par la CGT.
Ce faisant, l’intersyndicale, réunie ce vendredi matin au siège de la CGT, à Montreuil, a posé un ultimatum au 24 septembre, avant de fixer une date éventuelle de nouvelle journée nationale de grève et de manifestations. A charge pour le Premier ministre, dans l’attente de la formation du nouveau gouvernement de répondre aux attentes des syndicats quant à leurs revendications sur l’abandon de l’ensemble de ce budget d’autorité pour les travailleurs et travailleuses. Pas sûr que cette mise sous pression syndicale soit totalement reçue comme une lettre à la poste par Sébastien Lecornu…néanmoins contraint prochainement à dévoiler son jeu…et non plus seulement écouter ses interlocuteurs ! La « baballe » est dans son camp et bien sûr dans celle de sa chienne d’amour de trois ans, Tiga, un braque hongrois, habitué à se faire les dents sur le mobilier de L’Hôtel de Brienne, son ancienne résidence ministérielle. Pourvu qu’il ne se les fasse pas sur Sophie Binet et Marylise Léon, les premières dames de la CGT et de la CFDT…Sinon, elles vont mordre à leur tour !