Elles ne pourraient pas faire un mixte nos deux premières dames de Paris ? L’une, Rachida Dati étant accrochée pour une affaire de bijoux (qui lui ont été offerts par un généreux donateur probablement très amoureux, mais non déclarés à la haute autorité chargée de vérifier son patrimoine), ce qui lui vaudra une comparution devant le tribunal correctionnel et l’autre Anne Hidalgo, qui, elle, a profité d’une garde-robe des meilleurs couturiers de la place de Paris. Entre autres deux robes de haute-couture signée Christian Dior et une belle pièce de la marque Burberry. Une enveloppe totale prise évidemment sur le budget frais de représentation de l’édile de la capitale d’un montant estimé à 84.200 euros sur les quatre dernière années. Auxquels on peut ajouter 125.000 euros de frais de déplacements pendant à peu près la même période. Elle aime bien s’habiller la belle Anne pour représenter notre pays et pas seulement qu’à Paris où il lui arrive d’accueillir en son palais les grands de ce monde. Qui pourrait lui reprocher un tel crime ? Sauf que l’ardoise est bien elle réglée aux frais des contribuables parisiens…contrairement dans un passé pas si éloigné à un certain candidat à la présidentielle, celle d’avant, à qui un avocat sulfureux avait offert des costards de belle signature. Après les costumes, place donc aux robes de Madame Hidalgo, qui, faut-il le rappeler n’est pas candidate à sa succession à l’hôtel de ville. Ce qui n’est pas le cas de la ministre de la Culture à qui les médias accrochent de façon régulière des casseroles à ses pantalons de tailleur ! Qui ne sont pas ceux de Saint-Claude, célèbre ville de Jura plus connue pour ses pipes et dont les travailleurs et travailleuses bénéficient d’avantages fiscaux. Jusqu’à quand ?
Mais à l’instar de sa rivale Rachida, Anne, n’est pas prête à supporter ce qu’elle juge des dénonciations calomnieuses, d’où sa contre-attaque et plainte contre X dans l’espoir d’identifier les personnes physiques et morales ayant fourni ces informations au site…Médiapart ayant participé à cette campagne visant à la salir. Un bon blanchissement des robes et les tâches disparaîtront…Tout en précisant au passage qu’elle n’avait pas utilisé toute la totalité de ces frais de représentation !
Une autre polémique fait grand bruit depuis quelques jours. Elle concerne une fois encore la reconnaissance de l’Etat de Palestine que doit entériner lundi prochain le chef de l’Etat à Washington devant l’ONU. Et qui en France provoque des remous au sujet de l’installation de drapeaux aux couleurs palestiniennes au fronton des mairies. Ce à quoi le ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a dit niet en demandant à tous les préfets d’agir contre les contrevenants. Qui forcément gonflent au fil des jours. Il va y avoir du boulot pour chasser l’oriflamme ! La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a suivi bien sûr l’invitation de son premier secrétaire et ami, Olivier Faure, à qui l’on doit cette lumineuse initiative. Qui fait…tâche d’huile. Le maire divers gauche (c’est un ancien du Parti communiste) de Corbeil-Essonnes, après le plus droitier Serge Dassault, quelques années plus tôt, Bruno Piriou, a même fait du zèle en finançant l’achat par sa collectivité d’un millier de drapeaux (et non bien sûr sur ses deniers personnels) devant être distribués lundi soir et destinés à pavoiser les fenêtres de ses concitoyens ! Vous avez dit électoralisme ? Comme c’est bizarre. C’est néanmoins toujours bon de caresser dans le sens du poil ses futurs électeurs au scrutin municipal. Qui forcément vont être triés sur le…volet pour gagner ce magnifique cadeau. Ca va être la fête nationale avec ce drapeau s’ajoutant au nôtre, tricolore, mais aux couleurs un peu différentes de ceux que l’on voit déjà assez dans les cortèges de nos chers manifestants ! Et quel magnifique feu d’artifice en perspective…