22h40, hier lundi. En direct du théâtre du Châtelet, à Paris. Dans quelques secondes la nouvelle va tomber. Le footballeur originaire de l’Eure, Ousmane Dembélé, devient le sixième joueur tricolore à être désigné « Ballon d’or ». La suprême consécration pour l’ancien enfant natif de Vernon, « transféré » par les Andelys (son maire, Frédéric Duché, a été le premier, me semble-t-il, à griller la politesse à ses collègues et élus du département) à se féliciter de cet honneur et de sa joie pour sa ville) puis à Evreux où il a chaussé ses premiers crampons au sein alors du club de l’ALM (aujourd’hui disparu) sur les hauteurs de la Madeleine, à l’âge de six ans. Un quartier sensible où Le « petit bonhomme » est devenu grand. Après d’autres locaux devenus internationaux, comme un certain Mathieu Bodmer, l’actuel directeur sportif du HAC, le club phare normand) lui aussi passé par le PSG. A travers un parcours professionnel exceptionnel, fait de hauts et de bas certes avec ses blessures récurrentes survenues après ses classes passées au stade rennais où il a « explosé » sportivement au plus haut niveau, avant de rejoindre Dortmund puis Barcelone, l’élite européenne du ballon rond. Jusqu’à Paris, la ville capitale, où il a remporté le graal en cette fin de saison avec ses partenaires du Paris-Saint-Germain, enfin couronné roi de l’Europe du football.
Une certaine proximité géographique avec la ville de son cœur , Evreux, dont particulièrement ému, il est tout de même parvenu à citer le nom et la remercier « là où j’ai grandi et tapé mes premiers ballons ». Et où je retourne le plus souvent possible en fonction de mon temps de libre ». Un aveu si vrai pour son attachement réel et une émotion jusqu’aux larmes, partagée bien sûr par sa maman, appelée à rejoindre le nouveau « Ballon d’or » sur la scène. Des larmes qui n’étaient pas celles d’un crocodile. La cité aux « cent ponts » (quoi de plus prémonitoire pour un attaquant, champion du monde avec l’équipe de France en 2018) et chef-lieu de l’Eure, a vécu une soirée de liesse bien légitime. A son paroxysme lorsque le nom du champion 2025 a été désigné. Les caméras s’étaient aussi déplacées à Evreux, dans le quartier de la Madeleine, sur les lieux mêmes de ses premiers pas sur le gazon de son premier club , au cas où ! Jusqu’à tard dans la nuit, les élus de la ville chef-lieu, entre autres, se sont exprimés sur les réseaux sociaux pour dire combien ils étaient fiers de cet ambassadeur du sport aux valeurs de fidélité et d’exemplarité au sein de la communauté euroise. C’est sûr que la fête va être belle et se prolonger sur les bords de l’Iton pour saluer cet ébroïcien resté amoureux de sa cité où il a effectué ses…premiers petits ponts ! Et où il continue de gâter les gamins et les dirigeants de sa ville dès qu’il le peut. Une générosité tellement rare pour être mentionnée et honorée. Il n’est pas seulement un artiste footballeur, balle au pied. Un homme au grand coeur qui fait honneur à ses attaches et à son sport si décrié à d’autres égards beaucoup moins reluisants ! Sa seule déception de la « nuit parisienne » et de son sacre, aura été celle de prendre connaissance de la défaite ce même soir (la première depuis 14 ans) dans le « classique » duel de son club le PSG sur le terrain du Vélodrome à Marseille ! Bonne mère, il ne pouvait tout de même pas tout gagner…