« Doudou » entre détente et confidences amusées: « je ne suis pas là pour faire la météo de mes poils »…

Le « Monsieur je fais tout bien » de l’Univers, Donald Trump, dont l’intervention, hier à la tribune des Nations unies, a encore fait le buzz avec la violence de ses propos contre à la fois l’Europe noyée par l’immigration et l’ONU, accusée de tous les maux et de son incompétence dans la bonne marche du monde, a été victime à son arrivée d’un insolent sabotage de l’escalator le menant jusqu’à la salle plénière onusienne. La technique faisait vraiment défaut à New-York puisque le président américain s’est également vu priver de son prompteur au démarrage de son discours ! Ca devait encore être un coup des démocrates…Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…Son intervention prévue pour durer un quart d’heure a été de fait prolongée d’une trentaine de minutes. Ce qui ne l’a pas perturbé pour autant dans sa diatribe à angles divers et tournée principalement vers le vieux continent. Il a rappelé avec toujours un excès de gourmandise combien il méritait vraiment de se voir attribuer le prix Nobel de la Paix, objet de toutes ses convoitises et de son ego surdimensionné…Un honneur, qui lui a répondu Emmanuel Macron, ne sera possible que si le locataire du bureau ovale de la Maison blanche réussit à arracher la paix dans le conflit israélo-palestinien autour de Gaza.

Plus surprenant après avoir tiré à la sulfateuse, le président américain s’est livré à un énième revirement sur l’Ukraine où cette fois-ci il a critiqué avec vigueur le maître du Kremlin Vladimir Poutine. Ce n’était plus l’heure de la flatterie !

Il a hérité lui davantage de son ancien mentor, Alain Juppé, être droit dans ses bottes et d’une pudeur retenue, se refusant le plus souvent, aux petites phrases assassines et au moindre étalage de sa vie privée. Son long entretien inédit au podcast à succès « Légend » a peut-être surpris un bon nombre de ses supporters. En jouant à fond pendant…deux heures trente son rôle de politique à la fois détendu, un peu vachard et surtout sans filtre. L’ex-Premier ministre et candidat déclaré au scrutin présidentiel de 2027, Edouard Philippe, a aussi amusé la galerie en répétant le surnom que ses amis et lui ont donné au nouveau Premier ministre toujours sans gouvernement (il prend tout son temps) Sébastien Lecornu. En l’occurrence « Cornichon ». Ce qui d’un premier abord pourrait ne pas être considéré comme un terme empreint d’une forte dose d’élégance. Détrompez-vous, car les deux hommes s’estiment et s’apprécient depuis longtemps et forment en quelque sorte un trio lié par l’amitié avec le troisième homme, Gérald Darmanin. Est-il par ailleurs un meilleur boxeur qu’Emmanuel Macron, qui comme lui , à ses heures perdues, pratique le noble art. Le maire du Havre reconnait que le locataire de l’Elysée « a un meilleur cardio, mais lui une meilleure droite ». Tout en reconnaissant que « Manu II » avait fait une erreur avec sa dissolution de l’Assemblée nationale. « Son audace, lâche-t-il encore, le pousse parfois à ne pas respecter les institutions. Je lui en veux pour ça ». Poussé par son intervieweur à fendre l’armure sur son apparence physique et sa vie privée, le « Doudou » havrais, riposte notamment : « je ne suis pas là pour faire la météo de mes poils ». Bien vu avec une touche d’amusement, comme il sait faire à l’occasion. Le succès populaire de ce podcast pourrait l’inciter à renouveler l’expérience. Ce qui ne serait pas mauvais en raison de la légère érosion dont il pâtit depuis plusieurs semaines dans les sondages, où à droite et au centre, il est désormais devancé dans la course des présidentiables par le président des Républicains et ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau…Mais comme on dit si bien, la vérité sondagière du jour n’est pas souvent celle du lendemain. La roue des incertitudes en politique tourne si vite !

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