Le Premier ministre sort un peu du bois et lance son jeu de pistes que ne souhaite pas emprunter, quelle colossale surprise, le Parti socialiste ! Il y a vraiment de quoi se marrer. De les voir tous ces députés à la rose, les pétales en direction de la France insoumise ! Qui pouvait imaginer que Sébastien Lecornu se détournerait de ses huit ans de macronisme et prendrait certaines distances avec celui qui l’a nommé à Matignon ? En acceptant les propositions du PS. Dont la fiabilité pose tout de même un gros problème. Foutaise que celle de l’espoir entretenu par quelques doux rêveurs de le voir assumer une « rupture » conséquente, son propre mot, avec les gouvernements précédents. En dépit de ses premières promesses à son arrivée. Pas plus de recours à la taxe Zucman que du retour de l’ISF. Des lignes bien rouges économiques que n’entendait pas franchir le 7 e chef du gouvernement d’Emmanuel Macron, ayant tout de même annoncé qu’il y aurait, selon l’expression consacrée « en même temps » « des hausses et des baisses au niveau des impôts ».
Les médias étaient bien les seuls à nous faire croire à ces balivernes « vendues » goulument depuis plusieurs jours. Et pas davantage d’annulation de la réforme de la retraite tant défendue par les extrêmes et la gauche. Heureusement encore !
La « petite » meute socialiste est forcément sortie du bois pour crier au loup et nous offrir tout son talent de comédien. Ah ils sont beaux les beaux petits chaperons rouges-roses (quelle inversion de l’histoire) à avoir cru « la mère-grand » ou plutôt à un possible revirement du juvénile chef du gouvernement. Qui aura déjà battu un premier record pour la constitution de son équipe. La plus longue dans la durée. Il s’en défend d’ailleurs et non sans raison: « Il faudrait faire comme le voudrait le microcosme ? Il répond par la négative. « Priorité à la méthode et au sérieux ». Aussi a-t-il également annoncé ce samedi dans un entretien accordé au « Parisien libéré », un quotidien en grève hier vendredi, pour cause de main mise éventuelle du très glouton groupe Bolloré très adepte du jeu de Monopoly, que la constitution de son gouvernement interviendrait avant la reprise des débats parlementaires prévue le 1 er octobre. Le temps…presse mon cher Sébastien ! Une certitude à ce jour: il n’y a aucun projet de débauchage de personnes issues du Parti socialiste avec, à sa tête galonnée, le généralissime Olivier Faure, qui, il y a encore quelques semaines, se voyait promu à Matignon. Le Premier secrétaire d’une formation politique toujours aux ordres, quoi qu’elle dise et rabâche, de LFI. Sans elle point de salut électoral. Et qui, comme les amis de Bompard et Panot (ces derniers ayant le…seul mérite de la constance contrairement à bien d’autres) n’a pour seule ambition exceptionnelle que de faire chuter le futur gouvernement. Et un, et deux, et trois zéros pointés pour expédier ad-patres, le « Seb » et ses ministres. Une équipe promise à battre un nouveau record de rapidité pour se voir exclure du jeu.
Il m’avait échappé jusqu’à présent que les roses étaient largement majoritaires au parlement pour imposer les vues, voire les dictats de la gauche la plus extrême. Ca ira forcément mieux, un chant révolutionnaire, lorsque le chef de l’Etat aura sa tête posée sur une pique après avoir été destitué. A la lanterne « l’affreux monarque » de l’Elysée. Quel bouquet odorant et épineux à souhait ! Et quelle ambition pour la France…