Une victoire dans la plus grande des discrétions ! Contrairement à une défaite du « boucher » du Kremlin !

Une loupe très grossissante n’aurait pas été de trop dans l’espace médiatique pour découvrir en ce lundi matin, les résultats de la législative partielle disputée dans la seconde circonscription de Paris, certes en or pour la droite. Il est certain en revanche qu’elle aurait fait beaucoup plus causer si le scrutin avait tourné à l’avantage de la candidate socialiste Frédérique Bredin, une ancienne ministre de François Mitterrand et élue du pays de Caux et de Fécamp. Elle serait alors passée en boucle à la Une de l’actualité. Ce scrutin, avec un score de 37 % au second tour, ne s’est pas transformé en « Alice au pays des merveilles » à gauche face à l’ancien Premier ministre éphémère, Michel Barnier, descendu de sa montagne alpestre pour tenter de retrouver le Palais Bourbon et son hémicycle. Y a bon le fromage non plus seulement savoyard pour celui dont le retour sur le banc des ministres avait été plus bref que prévu et combien chahuté par ses opposants jusqu’à son départ forcé. Un retour aux sources après 32 ans d’absence à l’Assemblée nationale, cette fois-ci sur les bancs des députés. Le « petit nouveau » ayant obtenu 63 % des suffrages au second tour, a donc de la bouteille. Forcement celles provenant de sa région d’origine qui n’en manque pas. Pétillantes ou pas.

Cet atterrissage du seul député parisien LR qui ne fait pas que des heureux au sein même de son camp politique, promet néanmoins d’être délicat. Il l’avait été tout particulièrement et surtout au lancement de sa campagne avant que la maire du VII e arrondissement, Rachida Dati, lui laisse le champ de Mars et le reste de la circonscription, libre à un possible retour. Un renoncement très opportun en vue des prochaines municipales parisiennes. Elle avait tout à perdre dans le cas inverse. Reste que la ministre de la Culture a eu raison de s’effacer. Ce que semblent oublier certains Républicains préférant à la fois célébrer la victoire de Michel Barnier et leur interprétation « d’une nouvelle étape dans la fin de la Macronie ». Cette détestation chronique et obsessionnelle du toujours chef d’Etat chez LR continue de jeter le trouble alors que la droite et le centre échoueront à Paris et ailleurs aussi, si il y a division. N’en déplaise aux plus réfractaires d’une union indispensable, même autour de la très clivante ministre de la Justice, qui, si elle ne présente pas toutes les vertus et si elle n’est pas empêchée par la justice de se présenter à ce scrutin, ce qui par les temps qui courent, ne semble pas encore certain, représente encore la meilleure carte à droite. Forcément à abattre. Mais la dame de pique parisienne n’est pas femme à se laisser justement abattre ! Notamment par le parquet national financier dont le président Jean-François Bonhert, s’est plu ce matin, à nous arracher des…larmes à l’oeil sur le fait qu’il n’y avait, chez les magistrats et chez lui, « pas la moindre haine à l’encontre de l’ancien président de la République », relaxé sur trois des quatre chefs d’accusation, mais néanmoins condamné à une peine d’emprisonnement ferme de cinq ans et d’une exécution provisoire de son mandat d’arrêt très proche dans le temps. Il persiste et signe: « le droit, c’est notre boussole, je n’ai et les magistrats pas davantage, aucun compte à régler avec les hommes ou femmes politiques et pas davantage avec l’ex chef de l’Etat ». Et le « célèbre mur des cons » construit pendant sa présidence élyséenne après qu’il ait comparé les juges à des « petits pois », c’est une affabulation dans nos esprits ? On aimerait tellement le croire et surtout l’intéressé…qui d’ici à quelques semaines, goûtera aux joies de la privation de sa liberté au troisième étage de la Maison de la Santé à Paris.

Beaucoup plus éloignée géographiquement et dans le contexte que l’on connait, la victoire de la présidente pro-européenne de la Moldavie, qui avec près de 50 % des suffrages, a remporté les législatives de son pays, l’un des plus pauvres de l’Europe, face aux partisans pro-russe, n’est elle pas passé inaperçue, hier dimanche soir. Non pas que son propre camp n’ait rien eu à se reprocher lors d’un scrutin marqué par tellement d’ingérence en provenance de Moscou. Achats de votes, élections sous haute tension, manipulations et intimidations diverses et variées comme sait bien le faire le Kremlin et son maître, Vladimir Poutine. Qui va forcément crier à la triche éhontée! Mais c’est autre chose que d’envoyer de plus en plus de drones survoler et même des avions de chasse les pays de l’Otan: les pays baltes, la Pologne, la Suède et le Danemark…Entre autres ! Même si les dirigeants et la classe politique de ce pays ne sont pas, non plus, forcément des modèles de démocrates, ils seront toujours meilleurs que les bouchers et supers menteurs de Moscou !

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