C’est fort de café ! Et d’âpres négociations et marchandages en vue pour les postes clés au bureau de l’Assemblée nationale…

Heureux qui comme les étudiants algériens peuvent venir étudier sur notre sol. C’est quand même un peu, voire même beaucoup, fort de café avec un mauvais…arabica, qu’aux 7.300 étudiants déjà prévus pour traverser la Méditerranée, sont venus s’ajouter à cette rentrée plus d’un millier de visas supplémentaires leur permettant de fréquenter les universités de notre pays ! Merci Monsieur l’ambassadeur français à Alger et son autorité de tutelle. Et ce n’est pas être un « affreux » raciste ou même suppôt de la droite extrême, que de déplorer cet état de fait dont bien sûr les intéressés (les étudiants) ne sont ni responsables ni coupables. Les autorités françaises ne pourraient pas faire mieux que de faciliter l’arrivée au pouvoir de Jordan Bardella ou Marine Le Pen avec ce genre de décisions incompréhensibles en raison du contexte conflictuel entre les deux pays ! On marche décidément sur la tête depuis des années. Leur régime autoritaire à Alger qui détient toujours deux de nos ressortissants, dont l’écrivain Boualem Sansal dans les pires conditions de geôles du pays, et un journaliste, peut bien rigoler. Il refuse le renvoi de nos OQTF dans leur pays d’origine, mais en échange se félicite de la gentillesse des décideurs français. Quel bras d’honneur offert à la France. Il y aurait comme qui dirait de sérieux et inacceptables trous dans la raquette.

Plus l’Algérie nous fait bien des misères et plus nous acceptons l’impensable de se faire marcher dessus ! Et le paillasson bleu, blanc, rouge sur lequel le gouvernement autocrate d’Alger s’essuie les pieds n’est même pas de confection persane. Ca passe comme une lettre à la poste. La France est cocue et en plus contrainte de payer la chambre ! Qu’en pense notamment Monsieur de ministre démissionnaire de l’Intérieur, Bruno Retailleau, bien silencieux depuis l’annonce de la chute du gouvernement Bayrou, lui aussi cocufié dans les actes ? Et je ne parle même pas du fantôme du Quai d’Orsay, Jean-Noël Barrot, beaucoup moins drôle que Jean Marais dans le rôle de Fantômas se payant la tête du commissaire Juve, alias Fufu…

Ca va être aussi plus chaud aujourd’hui et demain dans les travées de l’hémicycle où nos chers députés vont s’écharper pour détenir les postes clés au sein du bureau de l’Assemblée nationale, majoritaire à gauche avec l’obtention de 12 postes clés lors de l’élection du dernier bureau. Dans sa bienfaisance coutumière à l’égard du Rassemblement national, viré la dernière fois de toute responsabilité au sein de « l’équipe directionnelle » du parlement, va continuer de brailler et s’opposer vertement à toute nomination d’un député du RN en dépit de leur représentativité. Un mur de vrai maçon va encore été érigé par la gauche tellement démocrate pour empêcher toute élection d’un parlementaire mariniste. Les bons fromages des questeurs, vice-présidents et secrétaires ne se partagent qu’entre députés faisant partie du fameux arc républicain dont sont exclus pour LFI leurs collègues du RN. Il semblerait cette fois-ci que cette interdiction est en passe de sauter pour certains de ces postes. Ca va sérieusement négocier dans les coulisses et il n’est pas impossible que les espoirs de la présidente Yaël Braun-Pivet pour une meilleure représentativité soient en partie seulement couronnés de succès. Et il est déjà écrit que les Insoumis et Insoumises vont crier au scandale des probables et petits arrangements entre « amis » du bloc central et de la droite avec leurs collègues du Rassemblement national. Et lorsqu’on y ajoute les anicroches entre Wauquiez et Attal (dans l’attente toujours de la composition du gouvernement qui pourtant devait être faite avant le début de la rentrée parlementaire prévue ce mercredi) pour l’attribution des prix, l’ambiance devrait être au top avec au nombre des victimes la perte pour la gauche de plusieurs de ces fauteuils stratégiques. Il est sûr qu’à l’Hôtel de Matignon, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui doit présenter la semaine prochaine son discours de politique générale, suivra avec le plus grand intérêt le déroulé de ces scrutins. Avec le risque pour lui que la gauche s’estime avoir été « roulée dans la farine » et le bloc central se renferme encore davantage dans de nouvelles tensions en interne avec ceux qui n’auront pas été invités à partager suffisamment le festin ! Les négociations et marchandages vont être âpres et douloureux !

Laisser un commentaire