C’était la Saint-Bruno hier ! Pas celle en tout cas pour l’ancien député d’Evreux et grand argentier de Bercy. L’homme qui valait plus de mille milliards de dettes en version de gauche ! Contraint quelques heures seulement après sa nomination aux Armées de se sacrifier pour la France. Après avoir été tiré à vue trop aisément par ses anciens amis républicains. Le chasseur ? Un autre Bruno. Retailleau, celui là. Dans le rôle du dynamiteur en chef et de « tonton flingueur » . Désormais favorable à un gouvernement de cohabitation! Qui lui aussi se souviendra de cette journée mémorable et historique. Comme « Sébastien-Bruno » Lecornu. Démissionnaire 13 heures après la constitution de son gouvernement, une démission acceptée par le chef de l’Etat qui, quelques heures plus tard, lui propose une mission impossible d’une durée de quarante-huit heures, top chrono, pour tenter une manœuvre de dernière chance. En bon soldat qu’il est « Seb » dont la cocotte-minute avait fini par exploser, accepte. Tout en déclarant à « Manu » que même vainqueur de cet ultime combat il ne souhaitait pas retourner à Matignon. Ses risques étaient limités. Un chef de gouvernement remis en piste même pour un contrat à la plus courte date de péremption, on n’avait jamais vu ça. Ça dépasse tout ce que l’on pouvait déjà imaginer. Et que dire encore du concert inimaginable des Républicains qui, après avoir fait entendre leur voix pour obtenir le plus de maroquins de ministres possible, faisaient un bras d’honneur et d’adieux à leurs « alliés » macronistes. Les « rats » quittent le navire en situation de naufrage ! Et l
Et elle ne concerne pas seulement que LR…Les requins à l’odeur du sang rodent. C’est la débandade alors que le président de la République a dit hier « qu’il prendrait toutes ses responsabilités en cas d’échec de Sébastien Lecornu ». Deux hypothèses semblent se présenter à lui: « essayer » la gauche au gouvernement ou dissoudre. Une dernière option qui ne changerait pas grand chose a priori au « chmilblic » avec au final la même situation d’ingouvernabilité!
Jordan Bardella, ce mardi matin, a déjà enfilé son uniforme de futur Premier ministre et tendu la main aux Républicains. Que c’est beau.
Édouard Philippe (la nouvelle tête de turc de Pascal Praud) quant à lui, montre la porte de sortie à son ex-patron de l’Élysée. C’est clair et net. Il se déclare favorable à une présidentielle anticipée après le vote du budget ! Ça a le mérite de la franchise toute aussi explosive comme la veille l’intervention d’un de ses successeurs à Matignon, Gabriel Attal, lui aussi très critique sur son ancien patron. « Je ne comprends plus les décisions du chef de l’Etat depuis la dissolution. Et pas davantage son acharnement à vouloir garder la main ». Il n’est probablement pas le seul ! Mis sous pression, l’intéressé n’a toujours pas pris la parole devant ses compatriotes. Il ne pourra plus encore longtemps se cacher derrière ses interventions internationales ! La fièvre monte en degrés de plus en plus affligeante. Avec comme…horizon la perspective, avec ce grand bazar provoqué en haut lieu, de jours très heureux pour le Rassemblement national. La seule formation ayant tout intérêt à la projection de nouvelles législatives…Si elles ont lieu dans un avenir très rapproché !