« Ça passe ou tout casse »

« Je ne ferai pas n’importe quoi. Si je vois que les conditions n’étaient pas une nouvelle fois réunies, c’est une évidence, j’en tirerai les conséquences immédiates à savoir un départ » Ainsi s’exprime aujourd’hui Sébastien Lecornu dans les colonnes de La « Tribune du Dimanche ». « Ça passe ou tout casse » Le titre est explicite. Et on ira tout droit vers une dissolution. Il n’aura pas déjà dans les pattes ou sur son porte-bagages pour l’accompagner à Matignon une seconde fois son dernier ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. Le grand perdant de cette folle semaine où il a, de façon très inattendue, perdu pied. Qui a donc décidé au nom des Républicains de faire sécession (à l’image du parti centriste, l’UDI) et d’entraîner avec lui les quelques compagnons susceptibles de rejoindre le gouvernement (dont Annie Genevard chargée de l’Agriculture) qui en principe devrait être constitué d’ici à mardi. Avant que le lendemain, selon toute probabilité, le Premier ministre ne fasse son discours de politique générale. Et déclenche forcément les fortes hostilités de ses oppositions ! A priori LR n’entend pas s’associer à cette chienlit vraisemblable. Ce sera donc un soutien comme la corde à laquelle est accroché le pendu. Mais sans participation. De quoi encore diviser un parti qui ne sait plus très bien où il habite. Il n’est pas d’ailleurs le seul ! Ce qui n’est pas vraiment nouveau ! Il n’est pas assuré que ce suicide collectif et cet affrontement durable entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, l’hydre à deux têtes ne voyant que l’horizon élyséen, sera payant lors des prochains scrutins électoraux. C’est assez drôle de voir dans ce nouvel épisode du « je t’aime moi non plus » « Lolo du Puy « endosser le rôle du gentil par rapport au gouvernement, et «Nono de Vendée » devenu le grand méchant loup. Avec de grandes dents dévorantes ! Mais qui vont s’en trouver sérieusement élimées ! Le coup politique de Retailleau contre son propre camp de droite va aussi de facto entraîner la chute du Garde des Sceaux Gérald Darmanin, qui, selon le volonté affichée par le « renommé » de Matignon de ne pas faire appel à des possibles candidats à la présidentielle, va retrouver ses terres de député dans le ch’nord. Le nom d’Anne Valade circule pour sa succession à la Chancellerie. Tout comme celui du préfet de police de Paris, Laurent Nunez pour Beauvau. Deux noms rassurants pour des postes régaliens a priori. Même si la première n’a jamais connu d’expérience ministérielle. C’est probablement à son retour du Caire en Égypte que le chef de l’Etat en déplacement dans la cadre des accords de paix entre le Hamas et Israël validera l’équipe gouvernementale proposée par son Premier ministre…Après les pyramides la joie d’un autre grand désert !

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