Il y a un peu plus d’une semaine il devenait l’homme à abattre. En provoquant, bien malgré lui, un séisme après sa nomination dans le premier gouvernement de son ancien collaborateur, Sébastien Lecornu. Une installation à la tête du ministère des Armées, la plus furtive de l’histoire voulue par le chef de l’Etat. Bruno le Maire qui dut rendre les armes pour essayer de ramener un peu de calme dans la tempête, à une vitesse elle aussi record, moins d’une dizaine d’heures, règle aujourd’hui ses comptes lors d’un entretien diffusé dans un podcast sur TF1. Notamment pour se défendre d’avoir causé plus de 1000 milliards d’euros de dettes. Un chiffon rouge brandi par ses oppositions, la droite et le Rassemblement national lorsqu’il s’est agit de lui rendre gorge. Après un élan porté en première ligne par un autre Bruno, Retailleau, celui là, le « Ravaillac » de l’an 2025! Emporté lui aussi par le tsunami…Mais la fine lame de l’intérieur a aussi perdu gros dans le déclenchement de ce bras de fer.
« Quelle fourberie » s’indigne aujourd’hui « l’ennemi public numéro un » dont le retour aux affaires avait déclenché cet effet de meute contre lui. « J’avais sous-estimé, en revenant au sein de l’équipe gouvernementale, la petitesse, la médiocrité et la faiblesse des partis et des responsables politiques. C’était une décision d’Emmanuel Macron. Et j’ai cru bon de lui donner mon accord sans bien sûr imaginer qu’il entraînerait un tel chaos ».
Et l’ancien grand argentier de Bercy de viser tout particulièrement « tous ceux qui pendant la crise sanitaire du Covid, puis celle de l’inflation venaient tous les jours me demander en pleurant et gémissant de dépenser toujours plus. Ce sont aujourd’hui les mêmes qui me reprochent d’être l’homme des mille milliards d’euros de dettes. Une démarche qu’il juge à la fois « révoltante et malhonnête »Toujours les mêmes, qui, selon lui, frappaient tous les jours à la porte de son bureau pour réclamer toujours plus d’aides et surtout ne pas arrêter « le quoi qu’il en coûte »
Force, sur ce sujet-là, est de lui apporter « un peu » de crédit et ce d’autant plus avec le recul d’un an d’absence de pouvoir politique qu’il reconnaît ne pas avoir pu empêcher le creusement de la dette. Qui depuis son départ de Bercy a fait des petits ! Sans que sa responsabilité ne soit cette fois-ci engagée . « Je veux bien y prendre ma part et ma responsabilité. Nous avons fait le maximum pour sauver des centaines de milliers d’emplois. Beaucoup trop l’ont oublié ! Histoire de dire en pointillés qu’il porte un chapeau bien trop grand. Ou plutôt un béret basque plus léger lorsqu’on connaît ses attaches à cette région du côté de l’arrière pays…