Des trésors inestimables volés au musée-passoire du Louvre: heureusement que le ridicule ne tue pas toujours !

J’ai bien aimé cette pointe humoristique décalée d’une de mes chères lectrices en appui d’une image sur les réseaux sociaux avec une Venus qui de Milo déclarant « ils sont passés par là » et surtout cette légende bien choisie « heureusement qu’ils ne nous ont pas piqué l’humour »

Les bras m’en tombent néanmoins avec ce vrai « casse du siècle » avec le vol spectaculaire des « bijoux de famille »de deux de nos familles impériales liées aux impératrices Marie-Louise et Eugénie au musée du Louvre, le plus fréquenté au monde avec ses dix millions de visiteurs annuels. Quelle sidération après ce braquage royal commis en plein jour après l’ouverture matinale au public. Un quatuor très professionnel ayant joué les « filles de l’air » au moyen d’un monte-charge installé sur l’espace public sans que personne ne réagisse. Une ascension d’une douzaine de mètres et les voilà au 1 er étage au niveau de la salle « Apollon ». Sept minutes top chrono. Juste le temps pour cibler huit bijoux (une couronne ayant appartenu à l’impératrice Eugénie, l’épouse de Napoléon III, sera retrouvée quelques minutes plus tard par les enquêteurs) à la valeur inestimable, dérobés dans deux vitrines après que celles-ci aient été ouvertes au moyen d’une disqueuse utilisée par un homme opérant porteur d’un gilet jaune. Du travail d’orfèvre. Avec pour conséquence une émotion réelle à l’international et dans notre pays, sous le choc. Un mauvais rêve transformé en cauchemar. Un peu à l’image, pour son symbole, de l’incendie quelques années plus tôt, de Notre-Dame ! On n’a pas tout de même pas volé les bijoux de la Castafiore ! Ce n’est pas une BD d’Hergé et pas davantage celle d’une mauvaise histoire belge. Et nous on se fait « Tintin » sur les joyaux de la couronne. Et nous ne sommes pourtant pas devant une fiction télévisée ou sur grand écran! Mais très sûrement avec des gardiens dignes de remplacer l’acteur Jean Carmet, avec son trousseau de clés, dans « Le château de ma mère » retraçant la jeunesse de Marcel Pagnol !

Comme si nous avions besoin, avec ce coup d’éclat, de ce terrible échec consternant. Heureusement que le ridicule ne tue pas toujours. Je ne reprendrai qu’une seule citation politique « Nous avons failli » venant de la bouche du garde des Sceaux, Gérald Darmanin ! Un mea-culpa bien isolé dans la classe politique. Qu’ajouter de plus dans ce concert de petites phrases souvent plus ridicules les unes que les autres avec un tout autre bijou serti: celui des excès de récupération politique opérés surtout par la droite extrême. Qui tous aussi vite que les cambrioleurs sont tombés à bras raccourcis comme…la Vénus de Milo, sur les fautifs de cette « humiliation ». Des carats, en veux-tu, en voilà. Du « grand art » qui n’appartenait pas lui aux parures des reines et impératrices des époques Napoléoniennes. Des trésors historiques de toute évidence très mal protégés et sécurisés. Avec un musée devenu passoire. Au fait: où est passée la maire de Paris, Anne Hidalgo ! Qui s’est limitée à un petit communiqué lui de pacotille ! Alors que d’autres s’en prenaient déjà au chef de l’Etat forcément coupable de ce nouvel outrage. « Manu II» rends les bijoux…Ce n’est effectivement pas très drôle ! Et ils ne suffiront pas à couvrir la dette…

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