On l’a souvent entendue dans la bouche de ses souvent talentueux imitateurs. Cette formule chère à Nicolas Sarkozy « quelle indignité » est tellement vraie lorsque que par voyeurisme et provocation-une de plus-deux députés de la France insoumise, Ugo Bernalitis et Michèle
Obono, ont tenté hier de rencontrer « Sarko » à la prison de la Santé. N’assumant même pas son attitude et celle de sa collègue, le parlementaire du nord, a même osé aujourd’hui dire qu’il n’était pas venu voir l’ancien président, mais seulement effectuer une visite de la prison! Quel hasard. Comme le droit leur autorise. Il est d’autant plus « gonflé » que le duo se trouvait tout de même accompagné et sous la bonne escorte de trois journalistes dont un photographe ! Quel « pied » auraient-ils pris de ramener de belles photos du détenu dans son nouvel univers carcéral. Encore heureux que l’administration pénitentiaire ait refusé d’accéder à la demande de ses « prestigieux visiteurs » comme le droit lui autorise aussi. Il est peu probable par ailleurs que l’intéressé se serait prêté à ce jeu scandaleux ! Il préfère et non sans raison les parloirs avec Carla, ses proches et ses avocats…
L’affaire fait grand bruit aussi depuis quelques jours dans la cité phocéenne, au pays de la « Bonne mère » depuis la décision de son maire socialiste, Benoît Payan, de refuser la projection en dernière minute ou presque d’un docu-fiction « Sacré Cœur » réalisé par le couple Bunnel. Et ce pour cause de défense absolue du laïcisme défendu par l’édile marseillais alors que cette séance devait avoir lieu au château de la Buzine , « le château de ma mère » de Marcel Pagnol, devenu un site culturel municipal renommé et un changement de patron à la tête de ces murs historiques précédemment dirigés justement par l’un des descendants du célèbre écrivain-réalisateur provençal. Après également son différend avec la municipalité qui l’invita à prendre la porte de ce site entouré de son parc rendu célèbre par le film d’Yves Robert. Ne fallait-il pas voir dans cette censure…rejetée finalement par le tribunal administratif, un arrière-goût de clientélisme électoral futur dans une ville très ouverte sur la culture musulmane ! Ce film sur la foi chrétienne mais pas seulement, tiré à partir de faits historiques datant du XVII e siècle, a bénéficié en grande partie des effets très porteurs de cette interdiction pour connaître un succès sans cesse grandissant. Plus de 300.000 entrées ont déjà été enregistrées. Un chiffre exceptionnel…Merci Monsieur Payan dont ce n’était probablement pas l’objectif initial…Mais bon joueur et compte tenu de la décision judiciaire, « Sacré-Coeur » se trouvera reprogrammé au « château de ma mère ». Pour toute la gloire de son père…