« Le changement c’est maintenant »Qui ne se souvient pas de ce magnifique slogan employé avec gourmandise par « Flamby » Hollande lors de sa campagne victorieuse à la présidentielle de 2012 !
Aujourd’hui ce slogan pourrait être repris sans la moindre difficulté par l’ancien patron des flics de France, Bruno Retailleau. Qu’est-ce qu’il a changé notre « Nono » vendéen. « Chouans en avant, par Saint-Jean » comme le chantait Didier Barbelivien au siècle dernier pour rendre hommage au peuple martyr de la Vendée.
C’est fou ce que ça vous change un homme pourtant de grandes convictions mais touché à la fois par une chute sérieuse dans les enquêtes d’opinions et son départ avec fracas du gouvernement. En un mois que de virages pris. On se croirait sur les pentes mythiques de l’Alpe- d’Huez au mois de juillet pendant le Tour de France.
Ne voilà-t-il pas que le sénateur qui va retrouver les bancs du Palais du Luxembourg après l’Armistice du 11 novembre (il ferait déjà bien de le signer avec son compagnon, Laurent Wauquiez) pour le plus grand profit d’un parti de plus en plus divisé, se range maintenant désormais derrière un avis favorable à ce que son ancien patron de l’Élysée prenne la porte. Sans le dire vraiment comme Édouard Philippe! mais ça revient au même. L’intéressé ayant le seul pouvoir de décision. Il n’est pas certain qu’il aurait eu la même audace de ton lorsqu’il se trouvait encore à la tête de son ministère.
Au cours d’une même interview matinale ce mercredi, l’ex-ministre de l’Intérieur, a également répété à l’envi et à plusieurs reprises le mot « invotable » pour caractériser l’affreuse copie du budget gouvernemental à ce jour. Et d’enfoncer le clou d’un possible cercueil du Premier ministre, Sébastien Lecornu ! «ce budget est encore plus invotable qu’au début de son examen, avec toute cette folie fiscale
». Le PS a pris le contrôle du gouvernement ». Voit-t-il un retour aux urnes ? «On y va tout droit d’une façon ou d’une autre » Tout en rappelant son hostilité à une possible dissolution qui ne changerait pas grand chose à la situation actuelle…Son étape à lui est plutôt tournée vers la compétition de la présidentielle. Pour la première fois il n’exclue pas de se ranger sur le ligne de départ. Qu’est-ce que c’est bon de ne plus être aux affaires et de mettre les mains dans le cambouis. C’est évidemment plus facile aujourd’hui que de taper à bras raccourcis et sans la moindre nuance sur un gouvernement auquel il a participé (avec une certaine efficacité) pendant tous ces longs mois de crise politique…