Petite ville de l’Occitanie connue surtout pour sa production de la perle dorée que constitue le chasselas, Moissac s’est transformée en champ des « raisins de la colère » ce week-end de la Toussaint. Même si l’info n’a fait que tourner en boucle principalement sur une chaîne de la TNT ! Une récupération politique peut-être, mais néanmoins qui « percute » dans une actualité beaucoup plus lointaine puisqu’africaine très lourde et les guerres de religions et civiles au Soudan et au Nigeria (un dernier pays de 200 millions d’habitants très majoritairement musulman où les chrétiens sont victimes d’horribles persécutions (Donald Trump menaçant hier d’y envoyer des troupes ). Evidemment aucune comparaison n’est possible dans le degré de l’horreur.
Il n’empêche: cette agression s’est déroulée dans l’abbatiale de la localité, un site magnifique classé au patrimoine de l’UNESCO. Sur la personne d’une nonne prise à partie par un individu vociférant comme une bête dans l’enceinte de l’édifice religieux. Faut-il rappeler pour mémoire l’assassinat, par deux terroristes de l’Etat islamique, du père Jacques Hamel dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet 2016. Un «fou » aurait dit le procureur de la République de la juridiction du Tarn-et-Garonne ! Une bonne raison certainement pour classer sans suite cette affaire et laisser un individu dangereux potentiellement en toute liberté.
Pas plus la préfecture que les autres autorités n’auraient pris davantage cette « affaire » au sérieux ! Alors que l’auteur des faits, un petit chef d’entreprise réparateur de pneus du cru, originaire du Maghreb, connu visiblement pour son tempérament violent, s’en est pris à la religieuse menaçant de lui « en coller une » et en criant comme un animal dans l’édifice avant de le quitter en frappant la porte de plusieurs coups de pied pour l’ouvrir. Les images vidéo attestent du « dérangement » avéré de l’intéressé. Cette vidéo s’est trouvée diffusée par un agriculteur outré et ému par cette séquence de violence comme d’ailleurs le maire…(RN) de la localité !
Le même lanceur d’alerte particulièrement sous le trouble et l’émotion par les faits l’était d’autant plus que ses parents, plusieurs membres de sa famille sur des générations et lui-même se sont mariés à cette abbatiale.
Une bien triste histoire, certes qui aurait pu avoir de plus graves conséquences si l’homme avait été porteur d’une arme. Et dont les proches ont menacé à leur tour le diffuseur des images portant atteinte à l’honneur du …coupable. Cette publicité ne va pas aider, il est vrai, l’activité commerciale de l’agresseur éructif. L’exploitant agricole à la carrure de rugbyman les attend néanmoins de pied ferme…Au cas où !