Une première étape souhaitons-le décisive avant la délivrance finale ! Ils sont sortis néanmoins de l’enfer d’une geôle épouvantable de la capitale iranienne. Les deux otages français, le couple Kohler-Paris, s’y trouvaient détenus depuis 1277 jours. Une éternité prolongée dans les pires des conditions de détention.
Ne boudons pas notre plaisir et j’oserai même prononcer le mot de fierté après cette réussite de la diplomatie française. Si décriée depuis trop longtemps et parfois à juste titre, reconnaissons-le tout autant. Pour des raisons souvent de grande discrétion contraignante pour parvenir à un résultat. Toujours trop long à venir. Comme pour celui de la libération attendue de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal de ses quatre murs tellement inhospitaliers algériens depuis un an. Les points communs existent hélas entre ces deux emprisonnements par des régimes autocrates parmi les pires de la planète. Et Dieu ou plutôt Allah avec des exemples multiples à travers le monde ! Certes il ne s’agit dans l’immédiat que d’une libération conditionnelle, a aussitôt réagi le pouvoir sinistre des mollahs après avoir remis hier le couple aux autorités françaises à Téhéran. C’est donc dans les appartements beaucoup plus confortables de l’ambassade française que le couple martyr accusé d’espionnage a passé sa première nuit de liberté. Une délivrance tellement bienvenue dans l’attente de son retour définitif parmi les siens en Alsace ! Une question, espérons-le, de jours, voire de semaines, mais surtout pas de mois ! Encore probablement une trop longue attente à payer après ce jour de joie. Forcément le prix d’un échange très probable avec « l’élargissement » d’une Iranienne « embastillée » jusqu’alors sur notre territoire pour apologie de terrorisme.
De l’autre côté de l’Amérique, c’est une « baffe » qu’a reçue son président, Donald Trump, avec l’élection facile du premier maire musulman de l’histoire à New-York, totalement encore inconnu il y a un an. Un jeune…ancien rappeur de 34 ans, d’origine indienne, Zohran Mamdani, ouvertement antisémite avéré pendant toute sa campagne. Un candidat assumant tout aussi clairement son attachement à la cause palestinienne, vainqueur de la primaire démocrate, en version très à gauche (son programme et sa campagne en ont attesté). Le maître de la Maison Blanche en a fait son futur principal adversaire politique en le qualifiant notamment «de pire des communistes ». Bigre! L’insulte suprême, outre-Atlantique. Plus inquiétant peut-être pour lui: l’élection aux postes de gouverneures dans deux des états des Etats-Unis, la Virginie et le New-Jersey, de candidates issues du parti des démocrates. Dont l’une, une ancienne pilote d’hélicoptères et la seconde, une professionnelle des services secrets. Pas vraiment d’affreuses gauchistes elles…À laquelle s’ajoute pour ne rien arranger pour le président américain le vote au cours de la nuit dernière le vote favorable à un nouveau découpage en Californie, une terre déjà très favorable aux démocrates, comme dans la ville de la « Grosse pomme » capitale de la finance internationale dans le globe. Désormais aux mains d’un farouche adversaire des « riches ». Ça ne sent pas très bon pour les Républicains en vue de l’élection de mi-mandat prévue l’année prochaine à même époque. N’en déplaise aux contemplateurs « tricolores » de Donald Trump qui, en France, ne cessent de vanter le bilan jugé exceptionnel de « leur » président tellement adulé. Je ne parle pas bien sûr de celui de « Manu II » !