« C’était dans l’air » pour « Nono » Le Maire et « Sarko » en passe de retrouver la santé tout en la quittant !

« C’était hier soir dans l’air ». Le titre d’une des émissions quotidiennes du service public. Au cours de laquelle l’ancien ministre de l’Economie qui a eu le parcours le plus long à Bercy, Bruno le Maire, a remis les pendules à l’heure. Logique pour un « grand argentier » en poste après son départ du ministère, dans une université à Lausanne, en Suisse, pays réputé pour l’horlogerie et les belles montres. L’ancien député de la 1 e circonscription de l’Eure englobant une partie de la ville d’Evreux, longuement interrogé, s’est exprimé quelques semaines seulement après un autre de ses records. De longévité à l’envers après seulement quatre heures suite à sa nomination même pas concrétisée par une passation de pouvoir avec son prédécesseur à la tête du ministère des Armées qui n’était autre que son ancien conseiller, Sébastien Lecornu promu Premier ministre, très rapidement démissionnaire après… « Nono ». Dans le prolongement du coup de sang vendéen du ministre de l’Intérieur, un autre Bruno, très colère contre le retour au gouvernement de l’ex-député d’Evreux, vilipendé par la quasi-totalité de la classe politique dont il l’affubla d’un sobriquet vengeur « l’homme aux mille milliards de dettes ». Ce dont face caméra il s’est refusé d’être considéré comme le bouc-émissaire. D’où sa tentative de défense. Au moyen notamment d’une lettre d’alerte envoyée (qu’il rendait pour la première fois publique ) au chef de l’Etat sur les dérives des comptes publics en date du 6 avril 2024. Une missive restée lettre morte alors qu’il faisait part à Emmanuel Macron des « mesures urgentes permettant un redressement des comptes publics » dont la mise en œuvre d’une économie déjà de quinze milliards pour réduire le déficit à 4,9 %. En vain puisque le déficit, faute de réponses adaptées, se chiffra à 5,8 %. Et il est des plus probables qu’il n’aurait pas balancé ce courrier explosif et fait cette mise au point s’il était resté davantage (un doux euphémisme) à l’hôtel de Brienne à la tête des Armées ! « Toute stratégie d’évitement est vouée à l’échec » soulignait-il encore à l’adresse du président de la République dans quelques phrases manuscrites rajoutées.

Son ancien patron de l’Élysée, Nicolas Sarkozy, lui devrait sortir d’une autre maison beaucoup moins sympathique: la prison de la Santé où il était détenu depuis trois semaines. Le parquet général ayant prononcé ce matin des réquisitions allant dans le sens d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire de l’ex-chef de l’Etat. Qui, ce soir, selon toute probabilité, retrouvera l’air libre aux côtés de tous ses proches dont son épouse et sa fille…Il n’aura plus alors besoin de se limiter à ses yaourts, seule nourriture qu’il s’imposait pour éviter tout risque éventuel d’empoisonnement…La soupe devrait être meilleure ce lundi soir, veille de l’Armistice du 11 novembre ! Pour ce qui est d’un armistice avec ses juges, on en est encore très éloigné. Le très probable ancien détenu n’en a pas fini avec sa « guerre de tranchée» avec les magistrats en vue de son appel de condamnation en mars prochain.

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