Elle commence bien la guerre promise contre les narcotrafiquants ! Déjà par une décision honteuse et provocatrice de la chambre d’appel de Douai (certes légale en fonction de la loi) avec la validation d’une décision prise par l’un des juges d’application des peines (JAP) de la juridiction du Pas-de-Calais. Une provocation, une de plus, d’un « juge rouge » permettant la sortie d’un des barons de la drogue incarcéré depuis peu dans la prison de très haute sécurité de Vendin-leViel, dans l’un des départements des Hauts-de-France. Et ce en dépit des refus initiaux du parquet et du directeur de l’établissement. Qui pourtant avaient de sérieux arguments pour ne pas permettre cette « fleur » à l’un des cents profils les plus dangereux de France, membre avant sa détention d’un puissant réseau de trafic de drogue en Seine-Saint-Denis. Auteur déjà d’une évasion de la prison de Villepinte en région parisienne, en 2014, avec l’aide d’un commando armé lors d’un transfèrement dans un hôpital pour un déplacement médical, ce « gros bonnet » du trafic de stupéfiants, n’avait alors connu qu’une brève cavale de deux semaines ! Elle s’élèvera à combien de jours à partir de demain lundi ? C’est sans la moindre escorte que l’intéressé va prendre en effet sa journée, une permission de sortie par la grande porte, accordée pour se rendre chez un possible futur employeur…alors qu’il n’est libérable qu’en 2029 ! Sauf remise de peines. Et même s’il revient en prison au terme de cette sortie hallucinante, peut-être reviendra-t-il les poches bien pleines après avoir fait des courses avant de retrouver sa cellule. J’exagère à peine. C’est stupéfiant. On se fout vraiment du monde, surtout que cette faveur bien naïve et totalement incompréhensible n’en déplaise à tous ces avocats qui depuis l’annonce de cette sortie, multiplient les interventions pour soutenir la décision de la justice pour des raisons de droit…
Elle intervient d’autant plus mal quarante-huit heures seulement après la marche blanche organisée à Marseille et dans plusieurs autres villes de France en hommage au jeune Mehdi qui lui rêvait de devenir gardien de la paix tombé sous les balles de narcitrafiquants ! À l’occasion d’un hommage national organisé par son grand frère, seulement âgé de 22 ans, Amine, le visage encore poupin mais tellement symbolique par la voix aussi, de son combat contre le marcotrafic dans sa ville de Marseille. Ce très jeune militant du bien, candidat « écolo» à deux scrutins, les Européennes et législatives, se trouvait bien sûr accompagné de sa maman (qui vient de perdre son deuxième fils, son aîné ayant été également victime de représailles menées par d’autres, ce recueillement ne pouvait pas passer inaperçu. Surtout avec la foule d’élus nationaux et locaux, présents pour témoigner de leur affectation à la famille d’Amine. Peut-être certains et certaines de Paris et de Marseille en ont-ils font de trop dans leur proximité ? Un doux euphémisme. C’est un reproche que l’on ne pourra pas faire à deux de nos ministres représentant le gouvernement et d’autres personnalités politiques telles que Gabriel Attal et Dominique de Villepin empêchés de cérémonie pour cause d’annulation de leur vol pour Marignane pour raison climatique ! Ce grand moment de concorde pas seulement politique aurait certainement mérité une plus grande affluence, limitée à un peu plus de 6.000 personnes sur les lieux mêmes où a été exécuté le jeune homme, il y a quelques jours, alors que son instigateur, Amine, son « grand frère courage » en avait espéré environ 80 à 100.000 …