Quatre pages tout dernièrement dans le quotidien «Libération » avec un titre jeu de mots « vendeur » en Une: « La Praupagande». L’animateur-journaliste vedette Pascal Praud qui n’était bon qu’à cirer le banc des réservistes sur la chaîne TF1, le long de la touche des terrains de football, du temps du duo Thierry Roland- « Jean-Mimi », l’ex-international des heures de gloire des Verts de Saint-Etienne , ne cesse depuis des mois, voire des années, de déranger. Porté par ses records d’audience sur CNews et Europe 1, où le journaliste populiste joue de son influence croissante pour tenter d’unir la droite et l’extrême-droite politique.
Portraits, révélations et enquêtes très souvent à charge se succèdent à un rythme accéléré. La rançon de la gloire, si j’ose dire ! Comme la dernière en date avec cette révélation plutôt amusante qui en dit long sur ce personnage tellement controversé. Qui ne manque pourtant pas de supporters. Et il ne s’agit probablement pas ceux de son club chéri, le FC Nantes, où il s’était planté comme directeur sportif avant de retrouver la « petit lucarne » avec un plus grand succès que précédemment, titulaire d’une.. « chaire bolloresque » d’où il évangélise ses paroissiens cathodiques et radiophoniques de plus en plus nombreux !
Il ne manque pas en effet d’appétit le PP du PAF ! La dernière enquête révèle cet aspect cocasse qui fait que le journaliste, considéré non sans raison comme l’opposant médiatique numéro un du chef de l’Etat, il bouffe en effet du Macron, matin, midi et soir, aime néanmoins le croiser au hasard (?) dans l’une de ses « cantines » préférées dans un restaurant asiatique chic du VII e arrondissement, le « Lily Wang » situé juste en face de son appartement. Un établissement aussi familier pour le couple présidentiel qui y…avait ses habitudes. Et qui devant ces « répétitions curieuses de croisements » ressemblant à un marquage à la culotte en jargon football, a commencé à s’interroger et ne plus le fréquenter. Il y serait revenu depuis après une disgrâce passagère. Le soupçonnant en effet de guetter l’arrivée de sa garde rapprochée motorisée et de se hâter à traverser bien souvent la rue pour tomber par hasard sur le couple de l’Élysée ! On prête même à « Manu » le surnom qu’il aurait donné à PP « le concierge de Lili Wang ». Ça prête plutôt à sourire. Peut-être que dissimulé derrière ses rideaux, le « MBAPPE » de la galaxie du milliardaire breton, avait vu récemment revenir les locataires de l’Élysée.
Restons pour finir au pays breton des fars et autres phares, crêpes et galettes-saucisses et beurre demi-sel, pour rendre compte dans ma ville, Saint-Malo, hier dimanche, du passage qui n’est pas passé inaperçu, hélas, du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, invité dans les murs de l’hôtel Océania, face mer (je poursuis ma page de publicité !) à signer son second opus. C’était sa seule date prévue pour ses signatures en Bretagne. D’où la foule de 5 à 600 fans.
Une vraie « guest-star » ayant drainé des foules impressionnantes massées sur plusieurs centaines de mètres (c’était étudié pour…les images ? ) à proximité de l’hôtel, attendant stoïques l’arrivée de leur idole dédicacer son bouquin. Pendant que des manifestants de gauche, beaucoup moins nombreux, lui faisaient face rassemblés sur la plage découverte avec pour slogan « Saint-Malo ne sera pas fasciste ». L’heure des marées avait bien été choisi et il n’y eut pas de noyés encore que cet « affrontement » même à distance, que séparait le célèbre Sillon malouin, se conclut par trois blessés parmi les opposants et non les lecteurs ! Deux septuagénaires ont été notamment touchées par une grenade assourdissante lancée par les forces de l’ordre pour dégager le terrain, dépourvu de châteaux de sable.
Ne faisant pas partie des groupies de l’un ou des autres, je ne peux pas en dire davantage ! Je n’y étais pas. On ignorait encore jusqu’alors, que la terre de Bretagne, relativement épargnée par la marée extrémiste et peu de conquête pour le parti mariniste, se trouvait de plus en plus submergée elle aussi par cette envie d’essayer un « autre produit de la mer(e) Marine pour sauver la France ». On verra aux prochains scrutins !