Au nom du père et du fils ! Réunis dans la même haine de la communauté juive. Décimée à l’arme de chasse, ce qui est plus rare dans des attentats, dimanche sur l’une des plages les plus mythiques du globe. À 17.000 kilomètres de Paris. Un hémisphère sud jusqu’alors épargné par des vagues antisémites meurtrières à grande échelle. Jusqu’à ce dimanche sombre en ces premières heures de la fête des lumières juive à Sydney. Où un jeune de 23 ans originaire du Bourget en région parisienne et habitant Sydney depuis seulement deux ans a également perdu la vie sur un continent qu’il avait choisi pour s’y établir. Comme ingénieur -informaticien. Un rêve devenu cauchemar pour lui et ses proches. Quinze morts au final victimes du fanatisme religieux. Et encore le bilan aurait pu être tellement plus lourd.
On conservera longtemps en mémoire, un peu comme cet étudiant faisant front à un char sur la plus célèbre place pékinoise lors de la terrible répression de la jeunesse chinoise, il y a plusieurs décennies, les images impressionnantes d’un héros, pas si ordinaire que ça, prénommé Ahmed, 43 ans, un marchand de fruits, courant en direction de l’un des deux tireurs et en parvenant à le désarmer au péril de sa vie et à le mettre en joue. Et son choix plutôt de policier que de vengeur. Quel réflexe. Quelle beauté du geste. Et dire que l’intéressé prit quelques minutes plus tard du plomb à la hauteur de la main et du bras en provenance du second tireur qui n’était autre que le fils du père…à l’origine de ce massacre. Qui bien sûr a plongé le monde dans un moment de souffrance bien légitime. Même à Paris où les principaux dirigeants de la France insoumise ont versé des larmes de crocodile pathétiques sur le sort des malheureuses victimes d’origine juive…alors que parallèlement l’eurodéputée LFI, Rima Hassan « sortait » une nouvelle ignominie à savoir que l’Etat israélien ne survivrait pas au-delà de cent ans.
Ce n’est pas pour autant qu’il faille se satisfaire, de la sortie une fois encore belliqueuse, du chef du gouvernement israélien pointant du doigt vengeur son homologue australien, qui, certes, ne sortira pas indemne sur sa politique jugée laxiste par rapport au danger que représentait aussi la tenue de cette célébration de fête religieuse. Certes les failles dans le domaine sécuritaire semblent engagées alors que le plus âgé des deux assaillants était connu pour être un « disciple » de Daesch mais…vraiment l’extrémisme de Benyamin Netanyahou
, en représailles dans la bande de Gaza ne participe-t-il pas lui aussi à cet engrenage infernal !
« Bibi » le surnom donné trop amicalement au dirigeant politique de Tel-Aviv n’est assurément pas le « roi des juifs » à travers le monde…et ses régulières « saillies » contre ses homologues n’apportent rien à l’espoir d’une paix retrouvée !