Un libre échange qui dégénère ! Pommes de terre et pavés (pas de bœufs) contre gaz lacrymogène…

«Désolé, on fera meuh la prochaine fois » dans le bec du Premier ministre , Sébastien Lecornu en dit plus long sur la crise de la vache atteinte de dermatose qu’un beau discours. Le titre humoristique de Une du Volatile du mercredi «le canard enchaîné «  non touché lui par la grippe aviaire, peut faire rire. Ou pas. C’est selon. En attendant c’est un bon coup de pression, normal chez nos voisins belges amateurs de bière, qu’environ 10.000 agriculteurs dont 4.000 français ont donné en ralliant ce matin la capitale de l’Europe, Bruxelles, où un Conseil européen se réunit, pour manifester leur colère à la fois contre les abattages bovins sur le territoire national et le traité du Mercosur. En passe d’être signé en vitesse turbo par la dame allemande, Ursula Van der Leyen (soucieuse de défendre de façon très prioritaire les intérêts de l’automobile allemande) au Brésil, en fin de semaine. Une signature qui pourrait être une nouvelle fois reportée de quelques semaines ou mois grâce au soutien apporté à Emmanuel Macron par la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, cette dernière estimant que «le paraphe » de ce traité de libre échange était prématuré et non satisfaisant dans son état. Une minorité de blocage avec aussi la Hongrie et la Pologne pourrait se profiler. La dirigeante politique de la droite extrême, de la botte italienne, ne sait plus trop sur quel pied danser. Elle aussi fait monter les enchères.

Alors que son collègue de l’Élysée a semblé lui changer son fusil d’épaule, surtout après l’apparition d’une nouvelle crise mortifère d’une des filières de l’élevage, et se ranger à nouveau plutôt contre ces exportations de viandes venues d’Amérique du Sud (de très bas de gamme et bourrées d’hormones de croissance) et plus particulièrement du Brésil. Le président Lula fait lui aussi pression mais dans le sens inverse. Une concurrence d’autant plus déloyale pour l’élevage du « coq tricolore » avec ce marché commercial potentiel pour nombre de nos filières, de plus de 250 millions d’habitants. Un bon accord en revanche pour des pans entiers de notre économie industrielle et même pour une partie de notre agriculture « C’est maintenant ou jamais », menace-t-il. Ne parle-t-on pas de ce projet d’accord depuis 25 ans ! « le compte n’y est pas. Notre agriculture doit être respectée «  plaidait quant à lui aux premières heures de la matinée le chef d’état français confronté à une double crise. Alors que chez lui et surtout chez nous, la fièvre n’est toujours pas tombée, loin s’en faut, sur de plus en plus de nos territoires ruraux touchés par les blocages sur les autoroutes…C’est comme pour notre vote du budget à l’Assemblée nationale , ça sent le…lisier !

Certes un peu moins à l’hôtel de ville de la capitale où le dauphin (pas vraiment voulu par Anne Hidalgo) Emmanuel Grégoire a poussé ce matin un cocorico lors d’une matinale en annonçant à la fois que le « vert » David Belliard ne serait pas son premier adjoint et que la gauche, à l’exception de la France insoumise conduite par la compagne du chef, Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou, ferait cause commune lors du premier tour. Le prétendant socialiste a réitéré sa position à savoir qu’il refusait toute alliance avec LFI. Qui, de toute façon , selon lui, ne franchira pas le seuil suffisant pour atteindre le second ! Et qu’en tout état de cause il n’y aurait pas d’accord avec une candidate désireuse de « faire la peau » aux socialistes à Paris !

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