On vit une période formidable ! La preuve avec ce nouveau coup d’éclat de…porcelaine au palais de l’Élysée (non, non Brigitte et Emmanuel n’en sont pas venus à s’envoyer de la vaisselle à la tête ) après celui qui a « ébranlé » la place Beauvau et le ministère de l’Intérieur. Victime d’une attaque d’un hacker s’étant servi de fichiers confidentiels dans les données informatiques de la maison « poulaga ». Plumée au niveau de ses fichiers de police liés aux traitements d’antécédents judiciaires et aux personnes recherchées. Ce qui n’est pas rien tout de même ! Le « petit malin »de 21 ans s’est fait interpeller au petit matin par les gendarmes du côté de Limoges ! Au pays de la porcelaine. Comme celle de Sèvres dont on vient d’apprendre qu’une (petite) partie d’entre elle, avait disparu des placards du palais présidentiel. Une centaine de pièces au total (assiettes, soucoupes et tasses), un butin inestimable en terme d’argent, dérobé sur plusieurs mois par l’un des argentiers veillant sur la vaisselle en poste au « château ». Et le plus drôle, si j’ose dire, est d’apprendre que son compagnon qui recelait le tout habite…Versailles fait profession de gardien au Louvre. C’est exceptionnel ! Le trésor a heureusement été retrouvé quasiment complet au domicile d’un collectionneur impulsif, amoureux de la prestigieuse porcelaine issue des ateliers illustres de la manufacture de Sèvres, sortie grâce au moyen de falsification des inventaires. Je rassure mes chers lecteurs et lectrices: le collectionneur n’habitait pas plus l’hôtel de Matignon et pas davantage celui de Lassay, domicile de la présidente de l’Assemblée nationale ! Il ne fait pas non plus exagérer dans cette avalanche de tourments pour l’exécutif ! Qui, après l’éclaircie très provisoire d’un mois sur le sursis du budget de la PAC et le traité du Mercosur décalé dans le temps, un succès collectif et non pas personnel, a vu ce matin, sans la moindre surprise la commission mixte paritaire réunissant 7 députés et autant de sénateurs échouer. « Nos concitoyens ne méritent pas d’en subir les conséquences », a réagi aussitôt le chef du gouvernement. Il n’y aura donc pas d’adoption d’un budget pour l’Etat avant le 31 décembre. Alors que cette commission a expédié ad pâtres ce budget en moins de vingt minutes ! Sans discussion ou presque. Les dés étaient pipés d’avance entre des parlementaires peu disposés à s’entendre. Ce qu’a déploré le chef du gouvernement Sébastien Lecornu. «On ne pourra pas sans budget apporter des réponses aux urgences telles que celles en faveur de nos agriculteurs ». On va donc tout droit vers une loi spéciale pour assurer la continuité et la possibilité de payer les retraites et les fonctionnaires, mais ça ne fera pas pour autant un budget ! « quelle indignité » comme pourrait dire l’auteur à succès de librairie, un certain Nicolas Sarkozy !