Enfin. Il était temps. Un déjeuner secret a réuni tout récemment les leaders des partis du bloc ou socle central. En l’occurrence et à l’invitation du président du Sénat, Gérard Larcher, un orfèvre en la matière de bonne table et de cuisine. Et pas seulement politique. Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Hervé Marseille, ce dernier étant le moins connu (pour cause de non-prétention présidentielle) de ce quatuor à la tête de l’UDI, un parti du centre ayant pour « papa » Jean-Louis Borloo que l’on revoit depuis peu, pas mal (à tous points de vue) sur les plateaux de télévision. Seul manquait à l’appel un invité et non le moindre, François Bayrou, privé de repas au sommet pour cause d’hospitalisation due à une mauvaise grippe, ressorti heureusement depuis…Il y avait longtemps que tous ces hommes de la droite et du centre (que sont les femmes devenues ? ) ne s’étaient pas retrouvés dans cette configuration. D’autant plus que les municipales se profilent à l’horizon et qu’il persistait encore quelques inconnues à seulement douze semaines du scrutin. Il est clair désormais qu’à Bordeaux, principal point de litige jusqu’à peu, les différents partis se sont mis d’accord sur le nom du candidat Renaissance, Thomas Cazenave. L’éphémère ministre déléguée au tourisme du gouvernement Bayrou, Nathalie Delattre, présidente du Parti radical, s’est finalement rangée derrière le sélectionné. Rien n’est encore fait pour la cité gardoise de Nîmes qu’espérait bien conserver dans son escarcelle Bruno Retailleau, après les vingt-cinq ans de règne de Jean-Paul Fournier qui prend une retraite bien méritée. Le nom du candidat LR proposé ne fait pas l’unanimité alors que le Rassemblement national, en position de force dans ce département, frappe à la porte pour conquérir cette nouvelle arène! D’autres métropoles régionales conquises par la gauche comme Tours, Strasbourg, restent compliquées à l’image de Rennes où aucune entente n’a été signée entre prétendants. C’est en ordre dispersé que la droite et le centre vont y aller. Comme trop souvent. La maire PS de la capitale bretonne, aux mains des socialistes depuis 1977, n’avait pas besoin de ce cadeau pour conserver cette mairie en dépit du pire des bilans en terme sécuritaire qu’elle partage avec sa collègue et amie de Nantes. L’élue locale n’est évidemment pas responsable de tout. La sociologie des deux métropoles et l’absence de crédibilité politique chronique à droite faute de locomotives, vont faire le reste. Et c’est loin d’être glorieux ! Les deux principales villes de l’ouest sont devenues au fil des ans les otages du narcotrafic à très haute dose et les capitales de l’insécurité n’ayant rien à envier à la région parisienne, Marseille et Grenoble. Surtout Rennes ! Sombre tableau…mais l’issue du scrutin, hélas, ne fait guère de doute, surtout qu’à gauche, ils savent s’unir comme à Paris d’ailleurs. À l’exception bien sûr au niveau national de la France insoumise. Un cavalier seul qui, au second tour , pourrait néanmoins dans nombre de villes se réduire fortement. En dépit des dénégations des uns et des autres. On est pas obligé de les croire sur parole !
Il a bien été question aussi, lors de ces agapes ayant eu pour menu principal les municipales d’un autre scrutin. A échelle nationale. Celle de l’année d’après. Mais chut, tous les participants se sont mis au moins d’accord pour ne pas faite fuiter leurs conversations à l’extérieur. Il Pour l’instant !