Un événement fâcheux comme celui de la privation de ses délégations, décidée d’autorité, la veille de Noël à tout le moins contestable sur la forme employée, peut en cacher un autre. Beaucoup plus lointain dans le temps que le départ pour la Provence, pays des cigales, de la première d’Evreux, punie pour son exil effectif depuis l’été dernier. Qui s’est donc vue, comme l’a justifié l’édile ébroïcien privée de ses indemnités d’élue alors qu’elle n’avait pas coupé pour autant les ponts ( il n’en manque pas dans la ville chef-lieu) que l’on appelle souvent historiquement la cité aux cent ponts !
Est-ce la proximité du scrutin municipal, toujours est-il que je viens d’être mis au parfum par l’un de mes fidèles lecteurs d’un autre départ beaucoup plus éloigné dans le temps pour des raisons professionnelles d’un des membres éminents de l’équipe dirigée par Guy Lefrand. Qui lui , de toute évidence, a bénéficié d’un régime de faveur quelque peu allégé en plein accord avec l’édile. Ce dernier lui ayant même demandé de rester. Et pourtant l’élu en question, toujours membre du conseil municipal, en l’occurrence l’adjoint aux finances (l’un des postes les plus importants dans une municipalité) pilote, c’est le cas de dire, son exercice municipal depuis Tremblay-en-France, des pistes de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, son lieu de travail. Ce qui ne l’autorise pas pour autant de profiter d’autres pistes, celle de la base aérienne 105 sur le territoire de la ville préfecture, pour rejoindre plus vite l’hôtel de ville ébroïcien !
Certes son éloignement en région parisienne se trouve de moindre importance géographique que celui de la toujours première adjointe au maire partie au soleil méditerranéen. Ça ressemble tout de même à un…aérien « deux poids deux mesures ».
Même si l’intéressé revient régulièrement assister aux séances du conseil municipal et participe, semble-t-il, par visio, aux réunions du bureau municipal. Mais de façon générale il est toujours préférable « d’être sur le terrain » pour assurer au passage ses devoirs d’élu en proximité avec la population locale, ses obligations d’adjoint comme la célébration des mariages et ses permanences. Sans oublier sa présence aux nombreux événements locaux où le maire se montre lui omniprésent. Ce qu’il ne pouvait plus faire depuis son départ. Autant de contraintes que Guy Lefrand lui avaient gentiment retirées d’un commun accord. Et sans alors lui avoir retiré une partie de ses indemnités. Ce qui me semble de toute façon illégal dans une collectivité territoriale.
Cette mansuétude d’une exemplaire discrétion, ayant échappé à toutes les possibles interrogations des…contribuables locaux, mérite peut-être un autre « petit débat » à la lumière de ce feuilleton de Noël ayant suscité tant de vagues ces derniers jours sur les bords de l’Iton…Les rares élus qui de manière assez courageuse se sont prononcés en faveur de leur chef de file, les comprenant pour des raisons budgétaires, réclameront peut-être des sanctions similaires pour les mêmes raisons à l’égard de leur collègue assurément mieux en cours au château…Alors qu’un article paraissait ce même jour dans les colonnes de « Paris-Normandie » donnant la parole au maire d’Evreux pour le bilan de son second mandat ayant pour titre « Nous avons rendu les Ébroïciens fiers de leur ville ». Un bilan plutôt flatteur de ce fait relayé par les élus faisant partie de sa garde rapprochée…Ils auront bien mérité les compliments de leur chef suprême !
Dernière heure: La France vient de perdre sa « petite fiancée » une icône du cinéma national et même mondial, Brigitte Bardot, disparue ces dernières heures, à l’âge de 91 ans, après plusieurs hospitalisations ces dernières semaines . Le monde animal est aussi en deuil. Une cause pour laquelle elle s’était vouée corps et âme après une quarantaine de films et son départ des plateaux de cinémas très tôt ! A l’âge de 38 ans la légende BB (à jamais immortelle) quittait définitivement les plateaux de cinéma…