Que d’irresponsabilités partagées et assassines ! Et un nouveau séisme politique ébroïcien avec les flèches de Diane…

Que d’irresponsabilités choquantes. Invraissemblables et surtout plurielles. Comment a-t-on pu laisser, peut-être, deux cents ados âgés de 14 à 17 ans, seuls, partager ce qui devait être leur fête de l’année. La dernière dans un bar à vin transformé en discothèque et ne disposant que d’une seule issue de secours, ravagé par un incendie monstre dans la station de Crans-Montana, dans le Valais suisse. Les autorités parlent d’une quarantaine de morts et plus d’une centaine de brûlés très graves répartis dans les hôpitaux helvétiques, mais aussi français, italiens et allemands. L’internationale de la coopération médicale. Ce dont on peut s’honorer de façon légitime. Bravo.

Restent des interrogations : comment, entre autres, des serveuses portées par leurs collègues sur leurs épaules (ce qu’attestent des photos et vidéos prises peu de temps avant le drame) ont-elles pu déambuler au sous-sol, des bouteilles de champagnes, surmontées de bougies étincelantes qui, très probablement, ont enflammé les mousses isolantes du plafond ! De nombreuses réglementations, dont celles de la consommation d’alcool pour des mineurs, n’ont, de toute évidence, pas été respectées. L’heure des comptes viendra. Mais comment dans l’immédiat ne pas s’associer à cette heure à la douleur insupportable des familles, qui, trente heures après la catastrophe épouvantable, ne savent toujours pas si leurs enfants sont encore vivants et où, le cas échéant, ils ont été hospitalisés. Quelle attente insoutenable. On n’a toujours aucune nouvelle de huit jeunes français, toujours portés disparus et neuf autres ont été hospitalisés dans des centres de grands brûlés!

La terre tremble mais heureusement de façon plus modeste à Evreux, mais tout de même! Quel séisme à son échelle dans le prolongement de l’événement provoqué par le maire d’Evreux, après la suppression des délégations de sa première adjointe. Ça secoue décidément très fort pour Guy Lefrand dont l’entrée en campagne électorale ne va pas s’en trouver facilitée. La preuve en cette journée du premier de l’an choisie et ce n’est pas un hasard par une autre de ses adjointes aux Transports et Logements, Diane Leseigneur. Qui décroche publiquement pour la première fois ses flèches empoisonnées en direction de son maire au moyen d’une lettre ouverte aux habitants diffusée dans les colonnes du quotidien régional « Paris-Normandie » Une nouvelle onde de choc provoquée par une élue qui depuis très longtemps se taisait. « Il arrive un moment où la loyauté ne peut plus justifier le silence. Ce mépris et d’humiliation à l’égard tout particulièrement des femmes du conseil, ne pouvait plus se justifier ». « Lorsque les portes sont fermées, les critiques pleuvent et les insultes fusent surtout lorsqu’on a le malheur d’être une femme et que l’on résiste . Et l’élue d’enfoncer le clou: « il y a des années que Guy Lefrand s’est enfermé dans l’exercice solitaire du pouvoir. Plus d’écoute, plus de partage et de travail d’équipe. « Le respect a lui aussi disparu depuis longtemps » déplore-t-elle encore.

Ses mots sont très durs et ne souffrent d’aucune ambiguïté. Il y a trop longtemps que la coupe était pleine ! La sanction (qu’elle soit légitime ou nom sur le fond) prise la veille de Noël par l’édile ébroïcien contre son amie d’une équipe de plus en plus divisée vivant dans un climat de tension, a servi de détonateur puissant. Et définitif. On attend désormais la…prochaine sortie de route d’une autre élue locale. Elle pourrait ne plus trop tarder. Evreux, son univers politique impitoyable…Quelle fin d’année « horribilis » pour le maire d’Evreux, candidat à sa succession pour un troisième mandat. Et pourtant ce n’est pas l’ancienne reine d’Angleterre, Élizabeth II…victime elle aussi en son temps d’une…sacrée série de tourments !

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