Il existe tout de même des raisons d’espérer dans ce monde de brutes. C’est ce que doit se dire dans les couloirs de la place Beauvau notre ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez. Certes, il ne pouvait pas montrer une quelconque préférence entre les « Fenechs» algériens et les Eagles du Nigeria. Il n’empêche: l’élimination des premiers au stade des quarts de finale va lui éviter une confrontation musclée dans le dernier carré entre le Maroc et l’Algérie. Un duel tellement attendu avant hier soir. Et potentiellement des combats de rues bien éloignés de l’esprit sportif dans nos villes entre supporters des deux meilleures équipes du Maghreb disputant actuellement la CAN, la coupe d’Afrique des nations. Yes you can ! Les débordements devraient normalement être moins conséquents dans nos banlieues. Et ce ne sont pas les clubs de football de France qui vont s’en plaindre non plus. Leurs joueurs algériens, nombreux, vont rentrer plus vite que prévu contrairement aux Lions de l’Atlas soutenus par tout un peuple. Ils jouent de surcroît chez eux.
Les « Pharaons » égyptiens restent en piste mais leurs compatriotes de France, sont beaucoup moins nombreux sur notre sol. Il en existe tout de même un…d’origine d’appellation contrôlée ! Je veux parler du natif du Caire et « reconquérant », Jean Messiha. Un partenaire de jeu d’Eric Zemmour…que l’on voit beaucoup moins depuis deux ans à la télé pour commenter les matchs. Qui joue plutôt à droite toute sur le terrain de la politique qui sortait hier du vestiaire après un an de silence depuis l’officialisation de sa candidature à Evreux. Depuis plus rien ou presque. Mais est-on vraiment certain qu’il sera bien sur la…feuille de match à l’heure dite ? Il éprouverait en effet quelques difficultés à recruter ses équipiers. Peut-être pourrait-il demander un coup de main…courante à Eugénie Petijean, tête de liste du RN-UDR, dans cette même ville normande. Encore que son homologue au féminin de Saint-Malo, cherche aussi ses derniers candidats pour boucler sa feuille de match. Ca ne donne pas très envie. Ce n’est pas probablement pas la meilleure façon de se faire de la com. Ça ne va pas être facile en raison de l’éloignement géographique entre les deux villes ! Encore que naguère le Front National de papa Le Pen était un expert pour dénicher des candidats hors sol…dont certains ne connaissaient même pas leur ville de parachutage. C’était bien connu à l’époque que les…migrations électorales formaient la jeunesse.
Toujours à Evreux, les bans d’un mariage heureux remontent déjà à plus de six mois. C’est désormais officiel. Le grand jour des « conjoints » était arrivé hier samedi. Même s’il n’était pas ceint de son écharpe tricolore, le maire sortant Guy Lefrand, qui, la veille, s’était flatté de conduire curieusement une équipe « apolitique »( qui va jouer à droite, au milieu et à gauche ? ) a célébré son mariage (c’est une image bien sûr) avec ses nouveaux amis et dirigeants eurois de Renaissance et Horizons. Qui seront forcément en bonne place sur sa liste. Heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là…Ca fait causer. Car pour le reste ? Les opposants d’hier ont été accueillis à bras ouverts par des « Ébroïciens unis » . Bras dessus, bras dessous, c’était beau cette alliance nouvelle. Force est de reconnaître que Guy Lefrand a mis beaucoup d’eau dans son vin depuis plus de six mois. En ne critiquant plus sans arrêt le pouvoir macroniste tant vomi depuis huit ans. Ça fait plaisir de voir des gens rassemblés autour de la même foi. Une paroissienne de l’agglomération, maire de Saint-Sebastien-de-Morsent jusqu’en mars, a rejoint la chapelle de « Guitou ». Elle est assurée en cas de victoire de jouer les premiers rôles. Et ça ne se passait pas à la cathédrale, mais plus sobrement dans une ancienne crêperie de la ville transformée en permanence électorale ! La cuisine sera-t-elle pour autant goûtue et les tables chaleureuses ? C’est bien connu que nos édiles, à Evreux comme ailleurs aiment beaucoup les banquets des anciens ! Un électorat de la première importance, comme chacun sait…